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Guerre en Libye : plus de 16 000 déplacés lors des derniers combats à l'ouest

Des enfants libyens qui ont fui la ville de Tawergha remplissent des conteneurs d'eau dans un camp de déplacés à Benghazi, en Libye, le 19 juin 2019
Des enfants libyens qui ont fui la ville de Tawergha remplissent des conteneurs d'eau dans un camp de déplacés à Benghazi, en Libye, le 19 juin 2019 © Esam Omran Al-Fetori, Reuters
3 min

Les récents combats en Libye entre les forces du maréchal Haftar et celles du gouvernement d'union (GNA) ont poussé plus de 16 000 Libyens à fuir leur lieu de résidence, selon la mission des Nations unies dans le pays.  

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Plus de 16 000 Libyens ont été déplacés lors des derniers combats qui ont vu les forces du gouvernement d'union (GNA) reprendre le contrôle de tout l'ouest du pays aux dépends des forces du maréchal Haftar, a indiqué dimanche 7 juin la mission des Nations unies (Manul).

"La Manul reste préoccupée par le souffrance infligée à la population civile avec le cycle continu de violences", est-il écrit dans un communiqué. 

"Les récents [développements] militaires dans le Grand Tripoli et à Tarhouna [au sud-est de Tripoli] ont entraîné de nouvelles vagues de déplacements et de souffrance pour plus de 16 000 Libyens ces derniers jours", selon la même source.

Des corps découverts à l'hôpital de Tarhouna 

La mission de l'ONU en Libye qualifie par ailleurs de "très troublant" les informations non confirmées de sources indépendantes sur la découverte de corps à l'hôpital de Tarhouna, dernier bastion des pro-Haftar dans l'ouest libyen repris vendredi par les pro-GNA.

Elle appelle les autorités de Tripoli à lancer rapidement une enquête impartiale. 

"Nous avons également reçu de nombreux signalements sur des pillages et destructions de propriétés privées et publiques à Tarhouna et Al-Assabaa [situé à 80 km au sud de Tripoli], qui dans certains cas semblent être des actes de représailles", poursuit la Manul.

Dimanche, la situation sécuritaire apparaissait particulièrement fragile à Tarhouna, deux jours après le retour dans la ville du GNA.

Les autorités de Tripoli ont dit avoir mis en garde contre les actes de représailles ou de pillages, sous peine de poursuites pénales.

Protéger la population

Plus largement, le ministère de l'Intérieur du GNA a appelé les forces militaires et sécuritaires dans "les zones libérées" à veiller à protéger "les vies, la dignité et les propriétés" des citoyens.

Après l'échec avéré de son offensive lancée en avril 2019 sur la capitale Tripoli, siège du GNA, l'homme fort de l'est libyen, Khalifa Haftar, est désormais sur la défensive.

>> À lire aussi : Libye : piège infernal

Les forces pro-GNA avancent sur Syrte, verrou stratégique en direction de l'Est et des plus importantes installations pétrolières du pays, toujours aux mains du maréchal Haftar.

En plus d'un an, le conflit en Libye a fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé plus de 200 000 personnes à fuir leur domicile.

Avec AFP

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