Les démocrates américains s'agenouillent en hommage aux victimes de violences policières

Les démocrates américains s'agenouillent sur le sol du "Hall de l'Emancipation" dans le Capitole, à Washington, le 8 juin 2020, en hommage aux victimes des violences policières.
Les démocrates américains s'agenouillent sur le sol du "Hall de l'Emancipation" dans le Capitole, à Washington, le 8 juin 2020, en hommage aux victimes des violences policières. © Jonathan Ernst, Reuters

Des démocrates du Congrès américain se sont agenouillés lundi pour observer 8 minutes 46 de silence en hommage à George Floyd et d'autres Américains noirs victimes de violences policières. 

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8 minutes 46 secondes. C'est le temps qu'a passé un policier blanc le genou appuyé sur le cou de George Floyd, jusqu'à l'asphyxier et le tuer le 25 mai lors son interpellation. 8 minutes 46, c'est donc le temps de silence observé par des démocrates du Congrès américain qui se sont agenouillés, lundi 8 juin, pour rendre hommage à cet Afro-Américain décédé à l'âge de 46 ans, ainsi qu'à tous les autres Américains noirs "qui ont perdu leur vie de façon injuste".

La présidente démocrate du Congrès, Nancy Pelosi, le chef de la minorité démocrate du Sénat, Chuck Schumer, ainsi qu'une vingtaine de parlementaires, dont plusieurs élus noirs américains, étaient rassemblés dans le "Hall de l'Emancipation", nommé en hommage aux esclaves qui ont travaillé à la construction de son siège à Washington, le Capitole, au 18 siècle. 

Un projet de loi obliger la police à rendre des comptes

Ces démocrates devaient ensuite présenter un projet de loi visant à "mettre fin aux brutalités policières, obliger la police à rendre des comptes, améliorer la transparence et créer des changements profonds et structurels qui protègent le droit de tous les Américains à la sécurité et à une justice égalitaire". 

Le "Justice and Policing Act", présenté devant les deux chambres, entend notamment créer un registre national pour les policiers commettant des bavures, rendre plus faciles les poursuites judiciaires contre les agents, ainsi que repenser leur recrutement et formation. 

Son avenir au Sénat, à majorité républicaine, reste incertain. Le président Donald Trump - qui brigue un second mandat - a déjà accusé les démocrates de vouloir "couper les vivres de la police". Il a plaidé pour "des forces de l'ordre efficaces et bien payées". 

Avec AFP

   

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