Violences policières en France : la méthode "dite de l'étranglement" va être abandonnée

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 19 mai 2020 devant l'Elysée à Paris
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, le 19 mai 2020 devant l'Elysée à Paris GONZALO FUENTES POOL/AFP/Archives

La méthode d'interpellation policière controversée "dite de l'étranglement sera abandonnée", a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur français Christophe Castaner, qui s'exprimait sur "la question du racisme et de la mise en cause des forces de l'ordre".

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La méthode d'interpellation policière controversée de la "prise par le cou, dite de l'étranglement sera abandonnée", a annoncé le 8 juin le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors d'une conférence de presse sur "la question du racisme et de la mise en cause des forces de l'ordre".

"Elle ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C'est une méthode qui comportait des dangers", a ajouté le ministre. "Par ailleurs, si un policier ou un gendarme doit maintenir quelqu'un au sol lors de son interpellation, il sera désormais interdit de s'appuyer sur sa nuque ou son cou", a ajouté Christophe Castaner. "Le principe que lorsque vous interpellez une personne au sol elle doit le rester le moins longtemps, reste en vigueur", a-t-il ajouté. 

Une mission avait été créée à la suite de la mort de Cédric Chouviat en janvier lors de son interpellation à Paris. Ce livreur de 42 ans est décédé 48 heures après, victime d'une asphyxie avec fracture du larynx. Selon la famille et ses avocats, Cédric Chouviat serait mort étouffé sous le poids des agents de police, au moment du plaquage ventral, une technique policière fortement contestée. "La police française n'est pas la police américaine", a dit Christophe Castaner "mais des questions légitime se posaient". 

Tolérance zéro contre le racisme 

Le ministre a enfin ajouté qu'il prônait la "tolérance zéro" du racisme dans les forces de l'ordre, dont la suspension sera "systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré" en la matière. "Aucun raciste ne peut porter dignement l'uniforme de policier ou de gendarme (...) Aussi, j'ai demandé à ce qu'une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes", a-t-il ajouté.

Son intervention fait suite à la montée de la polémique sur les violences policières en France, ravivée par la mort de George Floyd à Minneapolis et les suites de l'affaire Adama Traoré, décédé en 2016 dans le Val d'Oise.

Avec AFP 

 

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