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Violences policières : sous pression, Emmanuel Macron somme le gouvernement d'agir vite

Le président fançais, Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse à Etaples, le 26 mai 2020.
Le président fançais, Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse à Etaples, le 26 mai 2020. © AFP
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Face aux nombreuses mobilisations et manifestations, Emmanuel Macron a enjoint son gouvernement à communiquer au plus vite des propositions pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre, la politique de la ville et la lutte contre le racisme.

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La multiplication des manifestations contre le racisme et les violences policières en France ont contraint Emmanuel Macron à monter au créneau. Le président français a demandé à son gouvernement "d'accélérer" dans ses propositions pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre, a indiqué lundi 8 juin l'Élysée.

Selon la présidence, Emmanuel Macron s'est notamment entretenu dimanche à ce sujet avec le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, alors que l'onde de choc provoquée par la mort de George Floyd aux États-Unis a continué de se propager samedi en France, où plus de 23 000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont dénoncé les violences policières et réclamé "justice pour tous".

Le président de la république a enjoint au chef du gouvernement et aux membres du gouvernement concernés de s'emparer des différents volets du sujet, la déontologie policière mais aussi la politique de la ville et le racisme. Il a aussi demandé à la garde des Sceaux Nicole Belloubet de se pencher sur le dossier du décès en 2016 d'Adama Traoré, un jeune noir de 24 ans, lors d'une arrestation.

Christophe Castaner sommé de faire le point sur les dérapages en ligne

Le chef de l'État a ainsi demandé à Christophe Castaner de faire le point sur les questions de déontologie policière et de mener à bien le travail qu'il avait réclamé en janvier au gouvernement pour "améliorer la déontologie" des forces de l'ordre, suite à la crise des "gilets jaunes" et aux manifestations contre la réforme des retraites.

Selon son entourage, le président de la République a également demandé à Christophe Castaner "de faire le point sur les mesures envisagées après l'affaire de la boucle WhatsApp" et des propos racistes proférées par des policiers sur les réseaux sociaux.

"Le président de la République a souhaité qu'on puisse accélérer sur ces choses pour donner à la police les mots d'ordre qu'il faut pour que ce qui peut parfois paraître constituer des dérapages ne se produisent pas", a confirmé sur CNews le ministre chargé des relations avec le Parlement Marc Fesneau.

Saisi par Christophe Castaner, le parquet de Paris avait ouvert vendredi une enquête sur des messages racistes publiés sur un groupe Facebook et attribués aux forces de l'ordre.

Des propositions attendues sur la déontologique de la police

"Dans le contexte d'émotion suscité par la mort de George Floyd aux États-Unis, une partie de la communauté nationale proteste contre le racisme et met en cause l'action des forces de l'ordre. Nous voulons répondre à cette colère par la transparence et par l'action", a expliqué de son côté Matignon.

Édouard Philippe et Christophe Castaner ont fait ensemble le point dimanche "sur le travail engagé depuis plusieurs mois par le ministère de l'Intérieur sur le cadre technique et déontologique d'intervention des forces de l'ordre". "Ce travail fera l'objet d'une communication du ministre en ce début de semaine", a précisé la même source.

"Le Premier ministre aura aussi l'occasion de présenter l'action du gouvernement dans les quartiers prioritaires, qui justifient à l'approche de l'été un effort de solidarité", a-t-elle ajouté, alors qu'un déplacement d'Édouard Philippe dans l'un de ces quartiers est à l'étude.

Avec AFP

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