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Funérailles de George Floyd : à Paris, l'hommage des manifestants genou à terre

Des manifestants rassemblés place de la République, le 9 juin à Paris, en hommage à George Floyd, tué par des policiers à Houston aux États-Unis.
Des manifestants rassemblés place de la République, le 9 juin à Paris, en hommage à George Floyd, tué par des policiers à Houston aux États-Unis. © Christian Hartmann, Reuters

Le rassemblement organisé mardi soir place de la République à Paris pour rendre hommage à George Floyd a réuni des milliers de manifestants. Les leaders de la gauche et des Verts ont posé un genou à terre.

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L'émotion des funérailles de George Floyd, qui se sont déroulées à Houston mardi 9 juin, s'est ressentie jusqu'en France. Ils étaient environ 2 400 manifestants réunis place de la République, à Paris, selon la préfecture de police – 12 000 selon les organisateurs –, pour rendre hommage à l'homme devenu le symbole des violences policières dans le monde.

La foule a observé, genou à terre, huit minutes et 46 secondes de silence, la durée pendant laquelle Derek Chauvin, inculpé de meurtre, a maintenu son genou sur le cou de George Floyd, plaqué au sol et se plaignant de ne plus pouvoir respirer.

Mort de George Floyd : hommage place de la République à Paris

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Jean-Luc Mélenchon (LFI), Olivier Faure (PS), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) figuraient parmi les centaines de personnes rassemblées à l'appel de SOS Racisme, en écho à une cérémonie en mémoire de George Floyd à Houston aux États-Unis.

"Une prise de conscience"

"Il y a un mouvement qui se dessine de prise de conscience dans le pays contre l'horrible contamination du racisme, là où on voudrait pas le voir, dans un corps important, la police", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, venu manifester avec plusieurs responsables de son mouvement.

"Il faut en finir avec le déni", a-t-il ajouté. Il s'est félicité que Christophe Castaner, qui a annoncé la fin de la procédure d'immobilisation par étranglement, reconnaisse que "des gestes peuvent tuer". "La police nationale doit être reprise en main", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

"J'invite les policiers à dénoncer leur collègues quand ils sont racistes et violents", a-t-il ajouté.

La chanteuse et actrice Camélia Jordana, qui a suscité la polémique en mai après avoir accusé les policiers de "massacrer" des hommes et femmes pour leur couleur de peau, est venue chanter "We Shall Overcome", hymne du mouvement de lutte pour les droits civiques.

Rassemblements dans plusieurs villes de France

Des rassemblements de quelques centaines de personnes se sont également tenus à Mulhouse, Colmar et Metz. Plusieurs pancartes étaient brandies par les participants parisiens comme "Je dis non au racisme", "Les hommes blancs naissent libres et égaux" ou "George Floyd, Cédric Chouviat, même police, même racisme, même asphyxie", en référence au livreur décédé en janvier à Paris lors d'une interpellation controversée.

Ces rassemblements, bien qu'interdits par la loi en raison de la crise sanitaire, sont tolérés, avait déclaré plus tôt le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Pour apaiser la polémique, Christophe Castaner avait annoncé lundi des mesures pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre, y compris une "tolérance zéro" du racisme.

Lors d'un déplacement mardi matin en région parisienne où il a rencontré des policiers, le Premier ministre Édouard Philippe a également tenté d'apaiser la polémique en appelant au "respect et à la confiance" vis-à-vis de la police, mais aussi à "l'exigence", dans un contexte de "très grande" émotion.

Avec AFP

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