Accéder au contenu principal

L1: le Conseil d'Etat rouvre le débat sur les rélégués, Lyon débouté

Le directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), Didier Quillot, interviewé par la presse à sa sortie du Conseil d'Etat, à Paris, le 4 juin 2020
Le directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP), Didier Quillot, interviewé par la presse à sa sortie du Conseil d'Etat, à Paris, le 4 juin 2020 FRANCK FIFE AFP/Archives
Publicité

Paris (AFP)

Le Conseil d’État met le foot français sens dessus dessous: le juge des référés a suspendu mardi les relégations d'Amiens et Toulouse, ouvrant la voie à une Ligue 1 à 22 équipes, tout en rejetant l'idée de reprendre la saison 2019-2020, défendue par Lyon.

La cour administrative suprême, juge en dernier ressort, a mis un terme à un débat qui déchirait le football français depuis plusieurs semaines. Mais sa décision a peut-être ouvert d'autres lignes de front, aux effets encore inconnus.

C'est tout le château de cartes bâti par la Fédération (FFF) sur le principe du maintien des montées et des descentes, qui menace de s'écrouler. C'est à la Ligue (LFP), en lien avec la FFF, de revoir la structure du prochain Championnat, avant le 30 juin.

Le juge Bertrand Dacosta a donné raison à Amiens (19e de L1) et Toulouse (20e), qui contestaient une rétrogradation "arbitraire" alors qu'il leur restait neuf journées pour tenter de se maintenir.

Il a estimé qu'établir un classement final "n'entraînait pas nécessairement" à une relégation, et que celle-ci portait une "atteinte grave et immédiate" aux intérêts des clubs, selon les termes de l'ordonnance.

- La victoire des "valeurs" -

"J'ai l'impression qu'on a fait gagner les valeurs du football", s'est réjoui le président de l'Amiens SC Bernard Joannin auprès à l'AFP. "Pour l'ensemble des salariés, des membres du centre de formation, des joueurs professionnels, c'est extraordinaire parce que ce sont des personnes et des familles qui avaient peur de perdre leur emploi."

"Le TFC est maintenu en Ligue 1 pour la saison 2020-2021", a pour sa part affirmé Toulouse, sans attendre la nouvelle décision de la LFP sur la question.

Cette décision du Conseil d’État alimente plus que jamais le scénario d'une Ligue 1 à 22 équipes la saison prochaine, contre 20 actuellement, qui avait été débattue jeudi à l'audience.

Le club amiénois avait signalé que la disparition programmée de la Coupe de la Ligue, en libérant plusieurs dates, ouvrait de nouvelles opportunités au calendrier. Mais la LFP lui avait répondu que l'élargissement n'était pas possible, notamment en raison de la convention la liant à la FFF qui interdisait, pour la saison 2019-2020, une L1 avec plus de 20 participants.

Or ce texte expire le 30 juin, et "ne sera plus applicable pour la saison 2020-2021", a indiqué le juge qui a enjoint les deux instances à "réexaminer la question du format de la Ligue 1 pour la saison 2020-2021 (...) et en tirer les conséquences quant au principe des relégations (...) d'ici au 30 juin."

La Ligue a donc trois semaines pour revoir sa copie, alors qu'elle se préparait à dévoiler le calendrier du prochain exercice, qui doit débuter le 23 août, dans la foulée du comité éxécutif de l'UEFA, prévu les 17 et 18 juin.

Côté Fédération, une autre ordonnance du Conseil d’État sera tout aussi décisive: celle concernant le recours d'une trentaine de clubs amateurs qui contestent leurs relégations, attendue pour mercredi ou jeudi.

- Lyon débouté -

A Lyo le big bang espéré a fait pschitt. La cour a maintenu la décision du 30 avril du Conseil d'administration de la LFP d'arrêter définitivement le Championnat et de définir un classement final selon un quotient "points pris par matches joués".

Ainsi, la compétition interrompue ne reprendra pas, il n'y aura pas de "saison blanche" reconduisant les qualifiés en Coupe d'Europe de l'exercice précédent, et l'OL reste donc septième, hors des places européennes. Il lui faudra remporter la finale de la Coupe de la Ligue contre le Paris SG pour disputer la Ligue Europa la saison prochaine, ou alors réussir l'exploit de gagner la Ligue des champions pour rejouer la C1.

Le juge a, par ailleurs, condamné l'OL à verser 3.000 euros à la LFP au titre des frais de procédure.

Le projet de play-offs défendu par le président Jean-Michel Aulas, le seul à défendre publiquement cette idée, tombe à l'eau.

C'est la fin d'un débat qui agitait le foot français, mais pas de la cacophonie qui persiste depuis le début de la crise du coronavirus...

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.