Accéder au contenu principal

Le Nouveau magazine littéraire racheté par Lire

Jean-Jacques Augier à Paris le 4 avril 2013
Jean-Jacques Augier à Paris le 4 avril 2013 KENZO TRIBOUILLARD AFP/Archives
Publicité

Paris (AFP)

Le Nouveau magazine littéraire a été cédé aux propriétaires de son rival Lire, a confirmé mardi son ancien propriétaire, le groupe de presse de Claude Perdriel.

Malgré l'opposition de ses journalistes et de soutiens du mensuel, il a été cédé au groupe EMC2 à Jean-Jacques Augier et Stéphane Chabenat, les propriétaires de Lire.

La prochaine édition du magazine, dont le bouclage est prévu mi-juin, devrait déjà s'appeler Lire-Le magazine littéraire, indique-t-on de source interne.

Un recours devant la justice lancé par le CSE du Nouveau magazine littéraire est encore en cours. Les élus du personnel demandent une suspension de la cession, reprochant au groupe de presse de Perdriel de "passer en force", et réclamant notamment des garanties notamment en termes d'emplois.

"D’une part, la ligne éditoriale des deux revues dont la fusion est projetée, sont radicalement différentes et difficilement compatibles, d’autre part, les tenants et aboutissants économiques du projet, notamment pour les salariés et les pigistes en équivalent temps plein, ne sont absolument pas exposés de manière transparente aux institutions représentatives du personnel", souligne l'avocat des salariés dans ses conclusions consultées par l'AFP.

Le Magazine littéraire, mensuel fondé en 1966, a été rebaptisé le Nouveau magazine littéraire en 2017. Détenu par Claude Perdriel depuis plusieurs années, il se vendait en moyenne à près de 21.000 exemplaires en France l'an dernier, selon l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM).

Lire, mensuel fondé en 1975 par Jean-Louis Servan-Schreiber et Bernard Pivot, dont la ligne éditoriale est plus tournée vers le grand public, s'est quant à lui vendu autour de 46.000 exemplaires en moyenne l'an dernier.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.