Wall Street, reprenant son souffle, ouvre dans le rouge

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New York (AFP)

La Bourse de New York reculait à l'ouverture mardi, les investisseurs marquant une pause après avoir fait grimper la veille le Nasdaq à un record et le S&P 500 à son niveau de début d'année.

Vers 13H45 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, cédait 1,06 % à 27.281,51 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 0,26% à 9.898,70 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, reculait de 0,87% à 3.204,34 points.

Après un brusque effondrement entre fin février et fin mars, les indices se sont rapidement redressés, prenant chacun plus de 40%. Et ce malgré la multiplication d'indicateurs montrant l'impact sévère des mesures imposées pour enrayer la pandémie de Covid-19 sur l'activité.

La Banque mondiale a encore estimé lundi que l'économie mondiale allait se contracter de 5,2% cette année.

Le Comité de datation des cycles économiques du Bureau national de recherche économique a de son côté affirmé que les Etats-Unis étaient entrés en récession dès février.

Mais les acteurs du marché se concentrent surtout sur le redémarrage progressif de l'économie au fur et à mesure du déconfinement dans les principales puissances économiques et misent sur le rebond de l'activité des entreprises.

Toutefois, fait remarquer Patrick O'Hare de Briefing, "personne ne doit vraiment être surpris" par le repli des indices mardi "dans la mesure où le marché n'a fait que grimper depuis le 23 mars".

"Il sera intéressant de voir si ce repli à l'ouverture est effacé en cours de journée, comme l'ont été les précédents replis, ou si le marché s'autorise un jour sans monter", ajoute l'expert. "Cette dernière option n'est absolument pas garantie dans la mesure où le marché sait très bien que le principal élément de sa progression, la Réserve fédérale, commence mardi une réunion de son Comité de politique monétaire".

Les traders ont en effet beaucoup profité du soutien apporté par la Banque centrale américaine, qui a injecté de l'argent massivement dans les circuits financiers depuis le début de la pandémie pour s'assurer du bon fonctionnement des marchés et faciliter les emprunts des entreprises.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait légèrement, à 0,8137% contre 0,8752% lundi à la clôture.