Chapeaux anti-coronavirus: de la distance mais du panache !

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Paris (AFP)

Des plumes, des torsades ou des franges pour maintenir un mètre de distance entre soi et les autres: se protéger du Covid-19 peut passer par des chapeaux extravagants crées par un artiste parisien comme un "rempart contre la peur".

"Tout sauf la peur", lance Dominique Pouzol, 39 ans, qui compte à son actif une dizaine de chapeaux de "distanciation sociale".

Des couvre-chefs multicolores, ludiques et parfois bariolés faisant penser à des toques, des hélices d'avion ou aux ailes d'un oiseau, qu'arborent des résidents du squat "59 rue de Rivoli", en plein centre de Paris.

"Les chapeaux sont censés nous protéger du Covid-19 et ce serait bien qu'ils nous protègent de l'intolérance, de tout ce qui est problèmes de violence. Pendant le confinement et après, ces problèmes perdurent", souligne l'artiste, s’interrogeant sur la société "d'après".

"Moi j'ai toujours considéré que l'art, c'était un moyen d'interroger la société et que l'art ne pouvait pas se faire à part, que ça devait se faire dans la cité, vraiment accessible à tous pour que tous on en profite".

Message entendu: ces oeuvres ont eu le droit à leur propre "défilé", en plein centre de Paris, histoire de créer du lien, de distiller une touche d'humour... tout en gardant ses distances.