Brexit : le Royaume-Uni dit non à une prolongation du divorce

Le ministre d'État britannique Michael Gove lors d'une session de débats en visioconférence au Parlement, le 19 mai 2020.
Le ministre d'État britannique Michael Gove lors d'une session de débats en visioconférence au Parlement, le 19 mai 2020. © AFP

Londres a "formellement" signifié vendredi à l'Union européenne qu'il ne souhaitait pas prolonger la période de transition post-Brexit. Un choix qui renforce les craintes d'une rupture douloureuse dans leurs échanges.

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Il n'y aura pas de période de transition au-delà de la fin de l'année 2020 dans le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Comme le gouvernement britannique le martèle depuis des mois, il ne va pas demander de prolongation de la période de transition au-delà du 31 décembre, comme il pouvait en théorie le faire jusqu'à fin juin.

Le ministre d'État britannique Michael Gove a indiqué vendredi 12 juin l'avoir "officiellement confirmé" lors d'une réunion virtuelle avec le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic.

"C'est réglé", a-t-il insisté à la télévision. "Cela apporte de la clarté et de la certitude aux entreprises pour leur permettre de se préparer."

Michael Gove "n'aurait pas pu être plus clair", a constaté Maros Sefcovic devant la presse. "Je le prends comme la conclusion définitive de cette discussion."

Le négociateur européen, Michel Barnier, a indiqué avoir "pris note de la décision britannique de ne pas prolonger". "Nous devons maintenant faire des progrès sur le fond", a-t-il averti.

Depuis la sortie de l'UE le 31 janvier dernier, Londres continue d'appliquer les règles européennes et négocie avec Bruxelles les modalités d'une nouvelle relation, notamment concernant les échanges commerciaux, mais sans avancée significative.

La question des droits de douane

Parmi les points les plus conflictuels de l'accord de libre-échange espéré, se trouvent les garanties de concurrence équitable exigées par l'UE en échange d'un accord commercial sans quotas ni droits de douane pour éviter de voir surgir une économie dérégulée à sa porte.

Faute d'accord, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce, avec leurs droits de douane élevés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires. Ceci affaiblirait des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie de coronavirus.

Constatant une nouvelle fois l'absence de progrès, début juin à l'issue d'une nouvelle session de négociations, les deux camps avaient décidé de changer de braquet, dans l'espoir d'aboutir à un accord fin octobre.

Cela laisserait suffisamment de temps aux États membres et au Royaume-Uni pour ratifier un éventuel texte avant la fin de l'année.

Des contrôles douaniers progressifs

Pour ne pas pénaliser les entreprises déjà victimes de l'impact économique de la pandémie de coronavirus, le gouvernement britannique a annoncé vendredi que les contrôles douaniers des biens importés de l'UE ne seraient pas introduits brutalement mais par étape sur les six premiers mois de 2021.

Malgré ces assurances, les chefs des gouvernements écossais et gallois ont écrit vendredi une lettre commune à Boris Johnson pour le prier de demander à l'UE une prolongation de la période de transition, afin de soutenir les entreprises.

Avec AFP et Reuters

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