Le rugby post-coronavirus bat des records d'affluence en Nouvelle-Zélande

Plus de 43 000 spectateurs ont assisté dimanche 14 juin à la victoire des Blues d'Auckland au mythique Eden Park.
Plus de 43 000 spectateurs ont assisté dimanche 14 juin à la victoire des Blues d'Auckland au mythique Eden Park. © Michael Bradley, AFPM

Plus de 43 000 spectateurs ont assisté sans restriction dimanche à la victoire des Blues d'Auckland face aux Hurricanes de Wellington, au mythique Eden Park. Un match qui s'est fait sans Dan Carter, absent pour cette reprise, après avoir signé début juin avec les Blues pour un dernier défi cette saison. 

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Le match entre les Blues d'Auckland et les Hurricanes de Wellington (30-20) disputé dimanche 14 juin représente la plus forte affluence pour une rencontre de Super Rugby en Nouvelle-Zélande depuis 15 ans, alors que les équipes locales s'affrontent entre elles cette année, pour éviter contacts et voyages en Argentine, Afrique du Sud et Australie.

Les 43 000 spectateurs présents dimanche 14 juin à l'Eden Park d'Auckland, le plus grand stade du pays, s'ajoutent aux quelque 20 000 rassemblés la veille à Dunedin, sans aucune restriction, pour assister au succès de la franchise locale des Otago Highlanders sur les Waikato Chiefs (28-27).

Comme à Dunedin, malgré la fraîcheur du début de l'hiver austral, les spectateurs ont manifesté leur enthousiasme de retrouver le chemin du stade, en Nouvelle-Zélande, pays de 5 millions d'habitants largement épargné par la pandémie (22 décès) et qui a levé, lundi 8 juin, les dernières restrictions. Les contrôles aux frontières restent en vigueur, a précisé la Première ministre Jacinda Ardern, qui a cependant ajouté que les mesures de distanciation sociale et les restrictions du nombre de personnes pouvant se rassembler n'étaient plus nécessaires.

Les événements sportifs ne sont donc plus obligés de se tenir à huis clos, une évolution majeure pour la fédération locale de rugby dont la compétition "Super Rugby Aotearoa" a pu débuter dans des stades pleins.Ce championnat est une version resserrée du Super Rugby qui opposait des franchises de Nouvelle-Zélande, d'Australie, d'Afrique du Sud, d'Argentine et du Japon avant sa suspension prématurée en mars à cause de l'épidémie de coronavirus.

Dan Carter, porteur d'eau pour ses coéquipiers

À Auckland, tous les regards étaient rivés vers Beauden Barrett, 29 ans. Le demi d'ouverture ou arrière des All Blacks disputait son premier match sous la tunique des Blues face à son ancienne équipe des Hurricanes de Wellington où le champion du monde 2015, élu deux fois meilleur joueur du monde (2016, 2017), a évolué de 2011 à 2019.

Outre Barrett, les Blues se sont renforcés en attirant une légende vivante du rugby néo-zélandais, le demi d'ouverture Dan Carter, âgé de 38 ans, double champion du monde (2011, 2015) et meilleur joueur du monde à trois reprises (2005, 2012 et 2015).

Mais si Barrett, numéro 15 sur le dos, a joué, et a été chaleureusement bousculé par ses anciens partenaires, goguenards, après un plaquage manqué qui a contribué au premier essai des Hurricanes, Carter ne figurait pas sur la feuille de match et a dispensé ses conseils depuis la ligne de touche.

Dan Carter, qui a terminé en avril un contrat au Japon et a notamment joué trois années en France avec le Racing 92, n'était pas encore prêt sur le plan physique reprendre la compétition dès le début du Super Rugby Aotearoa. Il s'est contenté d'être porteur d'eau pour ses coéquipiers et s'est réjouit dans un tweet d'avoir accompli cette mission aux côtés d'une autre légende du rugby néo-zélandais, Tana Umaga, désormais entraîneur adjoint des Blues.

L'apport de Barrett sur le terrain a cependant été éclipsé par la prestation du pack des Blues, qui se sont imposés au terme d'une rencontre très disputée, et par la justesse au pied d'Otere Black, auteur de 15 points et titularisé au poste de demi d'ouverture.

Avec AFP

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