Dopage et corruption: quatre ans de prison et 500.000 euros d'amende requis contre Lamine Diack

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Paris (AFP)

Le parquet national financier a requis mercredi quatre ans d'emprisonnement et une amende maximale de 500.000 euros contre l'ancien patron de l'athlétisme mondial Lamine Diack, à son procès pour corruption sur fond de dopage en Russie.

Les procureurs ont requis une peine encore plus lourde de cinq ans de prison et 500.000 euros d'amende contre son fils Papa Massata, ancien puissant conseiller marketing à la fédération internationale d'athlétisme.

L'ancien président, de 1999 à 2015, de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) et son fils, absent à son procès et pour lequel le procureur a requis un mandat d'arrêt, sont jugés à Paris, avec quatre autres personnes, notamment pour avoir permis de retarder, à partir de fin 2011, des sanctions disciplinaires contre des athlètes russes soupçonnés de dopage, en échange de financements et pour favoriser des contrats de sponsoring et de droits télé.

Le parquet national financier réclame que Lamine Diack soit condamné pour corruption active et passive, blanchiment en bande organisée et abus de confiance.

Lors de ses réquisitions, le procureur François-Xavier Dulin a convenu que la peine requise contre Lamine Diack, "au soir de sa vie" (87 ans), était importante, mais qu'il avait commis "une infraction énorme", "une infraction à la probité qui a causé un préjudice mondial".

Lamine Diack est aussi accusé d'avoir permis à son fils, poursuivi pour recel d'abus de confiance, corruption et blanchiment en bande organisée, de s'approprier plusieurs millions d'euros dans les négociations avec les sponsors, la banque russe VTB, le coréen Samsung ou la chaîne chinoise CCTV. Soit en imposant ses sociétés comme intermédiaires, soit en s'attribuant des commissions "exorbitantes", parfois plus de 20%, alors qu'il était déjà payé 900 dollars, puis 1.200 par jour de travail comme consultant marketing à l'IAAF.