L'application française StopCovid pas compatible avec ses équivalents européens

L'application StopCovid n'est pour le moment pas compatible avec les autres applications de traçage du coronavirus en Europe.
L'application StopCovid n'est pour le moment pas compatible avec les autres applications de traçage du coronavirus en Europe. © Joël Saget, AFP

Une solution technique a été mise en place entre les pays européens pour que les applications de traçage, outils numérique de lutte contre le coronavirus, soient compatibles entre elles. Mais l'application française, StopCovid, ne dispose pas de cette fonctionnalité.

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Les applications de traçage européennes sont compatibles entre elles... sauf le dispositif français StopCovid. Les pays de l'UE se sont mis d'accord sur une solution technique permettant la compatibilité de la vaste majorité des applications européennes de traçage des contacts contre le coronavirus, mais cele ne s'applique toutefois pas à celles de la France et de la Hongrie. 

>> À lire : Lancement de l’application StopCovid en France : que font les autres pays ?

Au moment où les États membres lèvent les restrictions de circulation entre eux et à l'approche de la saison touristique, cette solution, annoncée mardi 16 juin par la Commission européenne, doit garantir qu'une application mise au point dans un pays puisse fonctionner dans un autre.  

Une approche française "centralisée"

Cette "interopérabilité" concerne les applications mises au point conformément à une architecture dite "décentralisée", également choisie par Google et Apple. Ce qui est le cas dans au moins 17 États membres, parmi lesquels six ont une application qui fonctionne déjà. 

La France a quant à elle opté avec StopCovid pour une approche "centralisée", impliquant davantage de stockage de données dans un serveur central. Une approche aussi privilégiée par la Hongrie ainsi que par le Royaume-Uni. 

La Commission précise qu'elle "continue de soutenir les travaux menés par les États membres sur l'extension de l'interopérabilité aux applications de traçage dont les architectures sont différentes", sans pouvoir toutefois se prononcer sur une date éventuelle. 

Un système bientôt "rationalisé"

Les pays ayant déjà mis au point une application "décentralisée" peuvent désormais les mettre à jour pour permettre l'échange d'informations de façon bilatérale. 

Et pour "rationaliser le système", l'exécutif européen va créer une interface permettant de recevoir et de transmettre les informations pertinentes provenant des applications nationales, afin qu'une personne soit alertée si elle a été exposée à un utilisateur contaminé relevant d'une autre application. "Ce serveur permettra de minimiser le volume global de données échangées, ce qui réduira la consommation de données des utilisateurs", explique la Commission. 

Après un test auprès de plusieurs États membres (Allemagne, Irlande, Pays-Bas, Pologne), ce service devrait fonctionner dans le courant de l'été. 

Avec AFP

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