Réunis en sommet virtuel, les 27 appelés à s'accorder sur le plan de relance de l’UE

Un masque de protection contre le nouveau coronavirus devant un drapeau de l'Union européenne, le 27 février 2020 à Bruxelles.
Un masque de protection contre le nouveau coronavirus devant un drapeau de l'Union européenne, le 27 février 2020 à Bruxelles. © Kenzo Tribouillard, AFP

Le premier sommet européen virtuel s'est ouvert, vendredi matin. Les 27 vont tenter de se mettre d'accord sur le plan massif de relance de l'Union européenne, dont l'économie a été mise à mal par la pandémie de Covid-19.

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Le premier sommet européen virtuel est ouvert. Les 27 pays membres de l'UE ont entamé vendredi 19 juin les tractations complexes sur un plan de relance massif post-coronavirus. "La vidéoconférence (...) a commencé", a tweeté Barend Leyts, le porte-parole du président du Conseil européen Charles Michel.

"On est sur une ligne de fracture habituelle entre les pays du nord de l'Europe qui prônent l'orthodoxie, analyse Alix Le Bourdon, correspondante France 24 à Bruxelles, et les pays du Sud durement frappés par la crise économique liée au coronavirus."

Un accord sur ce plan de 750 milliards d'euros marquerait une étape historique dans la construction européenne. Car cette somme serait pour la première fois empruntée au nom de l'UE sur les marchés financiers, créant ce qui constituait jusque-là un tabou : une dette commune européenne.

"Tour de chauffe" 

"Il est de notre responsabilité collective d'aboutir", a tweeté le président du Conseil européen, Charles Michel, juste avant le début de la rencontre.

"Aujourd'hui, nous faisons un pas en avant décisif pour sortir de la crise. Nous devons nous rassembler, nous n'avons pas de temps à perdre", a renchéri Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, dont la proposition sert de base de discussions aux États membres.

Ce sommet virtuel doit avant tout permettre à chaque dirigeant de dévoiler ses objectifs et ses marges de négociation, sur cette relance destinée à soutenir une économie européenne sinistrée. Un autre sommet, voire deux, seront nécessaires pour aboutir à un accord, souhaité au plus tard fin juillet.

"Ce sera un tour de chauffe, indispensable pour prendre la température", explique l'Élysée. En particulier celle des Pays-Bas, de l'Autriche, de la Suède et du Danemark, les quatre pays "frugaux", très réservés à l'égard de ce plan, qui bénéficiera avant tout aux pays du Sud.

"Cohésion et solidarité" européennes

La discussion portera sur la proposition de la Commission d'un "instrument de relance" de 750 milliards d'euros, largement inspiré de l'initiative d'Angela Merkel et du président français Emmanuel Macron – une alliance de poids dans le débat.

Ce fonds complète une proposition révisée de budget de l'UE pour la période 2021-2027, de 1 100 milliards d'euros, sur laquelle les États membres doivent aussi s'entendre.

Sur la somme de 750 milliards, 500 milliards seraient redistribués dans le cadre du budget de l'UE sous forme de subventions aux pays les plus touchés par le coronavirus, comme l'Espagne et l'Italie, et 250 milliards d'euros sous forme de prêts.

"Jamais auparavant la cohésion et la solidarité n'ont été aussi importantes qu'aujourd'hui", a insisté jeudi la chancelière allemande Angela Merkel.

Avec AFP

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