La Chine veut installer un "organe de sécurité nationale" à Hong Kong

Une femme passe devant des affiches appelant à une grève du travail et des études le 20 juin pour protester contre la nouvelle loi sécuritaire que Pékin veut imposer à Hong Kong.
Une femme passe devant des affiches appelant à une grève du travail et des études le 20 juin pour protester contre la nouvelle loi sécuritaire que Pékin veut imposer à Hong Kong. © Isaac Lawrence, AFP

Selon le texte d'un projet de loi préparé par le Parlement chinois, diffusé samedi par l'agence de presse Chine nouvelle, Pékin envisage d’instituer un "organe de sécurité nationale" à Hong Kong.

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C’est un nouveau tour de vis de Pékin à l'encontre de Hong Kong. Selon le texte d'un projet de loi sécuritaire controversé, préparé par le Parlement chinois et diffusé samedi 20 juin par l'agence de presse Chine nouvelle, Pékin envisage d’instituer un "organe de sécurité nationale" à Hong Kong.

Cet organe serait chargé de collecter des renseignements et de traiter les infractions portant atteinte à la sécurité nationale, selon l'agence de presse officielle Xinhua. Par ailleurs, il sera institué et présidé par le chef de l'exécutif hongkongais. C’est actuellement Carrie Lam, dénoncée par ses adversaires comme une marionnette de Pékin, qui occupe ce poste.

Présenté par Pékin comme visant à lutter contre les activités séparatistes, les activités subversives, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, le projet de loi sécuritaire inquiète au plus haut point les militants pro-démocratie hongkongais.

>> A lire : "La Chine sait qu’elle est assez forte pour faire ce qu'elle veut avec Hong Kong"

Ils redoutent que cette loi n'écrase les libertés, considérées comme essentielles au statut de Hong Kong, important centre financier mondial.

Le texte prévoit d’ailleurs que la loi en préparation prime sur celles de l'ancienne colonie britannique.

Un projet "prochainement" finalisé

Après les manifestations monstres de l'an dernier contre l'influence de Pékin, le régime du président Xi Jinping a annoncé le mois dernier une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, perçue par l'opposition démocrate locale comme un moyen de la réduire au silence.

Le principe de cette loi avait été adopté fin mai par la session plénière annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP, le Parlement chinois), donnant lieu à de nouvelles manifestations à Hong Kong durement réprimées.

Aucune date n'a été fournie pour l'adoption du texte mais Chine nouvelle a précisé que le projet serait "prochainement" finalisé.

Dans un communiqué, les puissances du G7 ont appelé cette semaine Pékin à revenir sur ce projet, un appel rejeté "fermement", jeudi, par le gouvernement chinois.

Avec AFP et Reuters

 

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