De retour en campagne, Donald Trump ne fait pas salle comble à Tulsa

Le président américain Donald Trump en meeting à Tulsa en Oklahoma, le 20 juin 2020.
Le président américain Donald Trump en meeting à Tulsa en Oklahoma, le 20 juin 2020. © AFP

Devant une salle à moitié vide, le président américain a vanté, samedi, sa gestion de la crise du coronavirus. Lors de ce premier rendez-vous de campagne depuis le début de la pandémie de Covid-19, il a notamment déclaré avoir demandé à ses autorités sanitaires de ralentir le rythme du dépistage du virus.

Publicité

Ignorant les mises en garde sur le coronavirus, Donald Trump a renoué, samedi 20 juin, avec les meetings dont il raffole afin de relancer sa campagne pour la présidentielle américaine, mais sans la foule attendue.

Assurant être dans une forme éclatante, le président américain s'en est pris avec virulence à son adversaire démocrate Joe Biden. L'adversaire de Donald Trump a été qualifié de "marionnette" à la fois de "la gauche radicale" et de la Chine, tout en étant présenté comme un politicien n'ayant "jamais rien fait" en un demi-siècle de carrière à Washington.

Dans un discours décousu de près de deux heures, Donald Trump s'est posé en défenseur de "la loi et l'ordre" et a appelé les Américains à se rendre aux urnes le 3 novembre pour lui assurer un deuxième mandat de quatre ans.

01:01

Mais la salle qui devait consacrer ce retour en fanfare n'était pas pleine. Et les nombreuses rangées de sièges vides n'ont pas contribué à donner l'image d'un candidat ayant su trouver un deuxième souffle. 

Son directeur de campagne, Brad Parscale, a reconnu que les chiffres étaient en-deçà des espérances, désignant comme responsables les "manifestants radicaux" et "une semaine de couverture médiatique apocalyptique.

Pourtant, lundi, Donald Trump avait assuré dans un tweet que "près d'un million" de personnes avaient réclamé des billets pour ce rendez-vous.

"Ralentissez le dépistage", déclare Trump

Devant une salle où peu de ses partisans portaient des masques de protection, le milliardaire américain a vigoureusement défendu ses décisions face au Covid-19, qu'il a de nouveau qualifié de "virus chinois".

"J'ai sauvé des centaines de milliers de vies, mais personne ne salue jamais notre travail", a-t-il lancé.

Le président de la première puissance mondiale a estimé que les tests étaient "une arme à double tranchant" : "Quand on fait ce volume de dépistage, on trouve plus de gens, on trouve plus de cas".

Et, dans la foulée, il a ajouté sur un ton semble-t-il ironique: "Alors j'ai dit : 'Ralentissez le dépistage'". "Il plaisantait évidemment pour dénoncer la couverture médiatique absurde", a ensuite indiqué à l'AFP un responsable de la Maison Blanche, sous couvert d'anonymat.

Quelques heures avant le début de ce rassemblement, six membres de son équipe de campagne avaient été testés positifs au Covid-19 et placés en quarantaine 

Selon l'équipe de campagne de Donald Trump, la température de tous les membres du public a été prise à l'entrée et masques et gel désinfectant systématiquement proposés.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine