Nokia annonce plus de 1 200 licenciements en France, Bercy réagit

Les visiteurs se réunissant à l'extérieur du stand Nokia au Mobile World Congress à Barcelone, le 26 février 2019.
Les visiteurs se réunissant à l'extérieur du stand Nokia au Mobile World Congress à Barcelone, le 26 février 2019. REUTERS - Sergio Perez

L'équipementier de télécoms finlandais Nokia a annoncé, lundi, la suppression de 1 233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent, soit un tiers des effectifs de cette entreprise en France. Bercy a demandé à l'entreprise de revoir son plan social. 

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Nokia va se séparer d’un tiers de ses effectifs en France. L'équipementier de télécoms finlandais a annoncé, lundi 22 juin, dans un communiqué la suppression en France de 1 233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent. 

Le groupe prévoit de supprimer 402 postes à Lannion (Côtes-d'Armor) et 831 à Nozay (Essonne), ont précisé à l'AFP Bernard Trémulot (CFDT) et Frédéric Aussedat (CFE-CGC), à l'issue d'un comité social et économique (CSE) central. 

De son côté, Bercy a demandé à Nokia d'améliorer "très significativement" son projet de réorganisation de ses activités en France, a expliqué, lundi, un responsable au ministère de l'Économie et des Finances après l'annonce de la firme finlandaise.

"On ne va pas se laisser faire"

L'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC d'Alcatel-Lucent, s'est dite lundi prête à "se bagarrer" pour sauver les emplois. "Aujourd'hui, la question, c'est la bagarre pour contrecarrer ce plan", a déclaré Bernard Trémulot de la CFDT. À Lannion (Côtes-d'Armor), l'un des deux sites touchés par la restructuration annoncée, les salariés sont "encore tous en télétravail", mais "on va mobiliser, leur demander de revenir sur le site pour montrer qu'on ne va pas se laisser faire", a-t-il ajouté.

Le groupe prévoit un plan de départs volontaires et "des solutions de reclassement", précise-t-il dans son communiqué. Les emplois supprimés vont concerner des postes de recherche et développement (R&D), ainsi que des fonctions support, selon la direction et les syndicats.

Ces suppressions de postes s'inscrivent "dans le cadre d'un plan mondial de réduction des coûts" lancé fin 2018, indique Nokia, qui veut "intensifier ses efforts pour améliorer sa compétitivité et garantir sa performance à long terme", "dans un contexte de marché où la pression sur les coûts demeure très importante". 

Améliorer la productivité 

"L'objectif est d'accroitre l'efficacité opérationnelle, d'améliorer la productivité et de gagner en agilité en matière de R&D, afin de renforcer la position concurrentielle et garantir la performance à long terme du groupe", souligne Nokia. 

Trois autres filiales françaises de Nokia, Radio Frequency Systems (RFS), Nokia Bell Labs France (NBLF) et Alcatel Submarine Networks (ASN), "demeurent en dehors du périmètre de ce projet", ajoute la direction. 

Avec AFP

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