Dans la presse

Mort de Cédric Chouviat : "J'étouffe", répété sept fois

Interpellation de Cédric Chouviat en janvier 2020.
Interpellation de Cédric Chouviat en janvier 2020. © France 24

Dans la presse, ce mardi 23 juin, des révélations sur les derniers instants de Cédric Chouviat, un livreur décédé en France en janvier dernier, après son interpellation par la police lors d’un contrôle routier. Les craintes d’une deuxième vague de la pandémie de Covid-19. Et un chef-d’œuvre défiguré.

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A la Une de la presse, ce matin, les révélations du Monde et de Médiapart sur les circonstances de la mort, en France, de Cédric Chouviat, décédé lors d’un contrôle routier qui a dégénéré, en janvier dernier. Le journal et le site d’information ont eu accès aux enregistrements du téléphone du livreur - des bandes vidéos, sur lesquelles on entendrait  clairement l’échange entre Cédric Chouviat et les quatre policiers responsables de son arrestation, notamment ce qu’il leur aurait dit après avoir été plaqué au sol sur le ventre, et selon un témoin, immobilisé par une clé d’étranglement effectuée par les policiers, après que leurs échanges se sont envenimés. Cela se passe quelques instants avant que Cédric Chouviat perde connaissance, victime d’une fracture du larynx, quelques minutes avant qu’il soit transporté dans le coma à l’hôpital, où il est mort deux jours plus tard. «J’étouffe», répète le livreur à sept reprises, selon Médiapart – pour qui «cette phrase n’est pas sans rappeler celle prononcée par George Floyd, le 27 mai à Minneapolis». «En France comme aux États-Unis, ces techniques policières asphyxient». «En France comme aux États-Unis, des policiers peuvent entendre des personnes étouffer et appeler à l’aide sans réagir», accuse le site. Les quatre policiers ont été placés en garde à vue hier, avant leur éventuelle mise en examen pour «homicide involontaire».

A la Une également, les craintes d’une deuxième vague de la pandémie de Covid-19. En Israël, qui recensait hier 274 nouveaux cas en une seule journée, le Centre national d’information sur le coronavirus met en garde contre un possible nouveau confinement, et approuve la décision d’augmenter les contraventions pour non-port du masque dans les lieux publics, d’après The Jerusalem Post, qui rapporte que le ministère de la Défense a présenté «un scénario extrême», selon lequel l’Etat hébreu pourrait faire face, dans un mois, à un millier de nouveaux cas par jour et à des centaines de décès.

En France, le nombre de contaminations continue de baisser, mais certains comportements inquiètent, comme les rassemblements, dimanche, lors de la Fête de la musique, où beaucoup de Français, peut-être rassurés par l’accélération du déconfinement et les propos optimistes de certains spécialistes, ont semblé avoir totalement oublié la distanciation sociale. «Sur quel pied danser?», se demande Le Parisien/Aujourd’hui en France, qui évoque «la diffusion d’injonctions contradictoires, comme depuis le début du confinement», en disant espérer que cette Fête de la musique 2020 «n’aura pas un écho désagréable dans nos mémoires»…

Un mot, enfin, de cette - nouvelle - restauration ratée d’un tableau en Espagne. The Guardian rapporte qu’un collectionneur privé de Valence a eu la douloureuse surprise de retrouver son tableau de l’Immaculée conception, signé par l’immense Bartolomé Esteban Murillo, un peintre baroque du 17ème siècle, totalement défiguré, ressemblant davantage à Madame Patate qu’à la Vierge Marie - après avoir été confiée à un restaurateur de meubles, pour 1200 euros. Cet incident en rappelle deux autres, survenus eux aussi en Espagne. La transformation radicale, il y a huit ans, d’une fresque ancienne représentant le Christ, sous les coups de pinceaux maladroits d’une paroissienne trop zélée. Et la défiguration d’une statue de Saint-Georges terrassant le dragon – qui laissa le saint guerrier avec une tête de Playmobil…

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