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Foot/inégalité salariale: l'appel des joueuses américaines attendra

La star américaine et cheffe de file de l'égalité salariale, Megan Rapinoe, lors des hymnes avant le match de la SheBelieves Cup contre le Japon, le 11 mars 2020 à Frisco, au Texas
La star américaine et cheffe de file de l'égalité salariale, Megan Rapinoe, lors des hymnes avant le match de la SheBelieves Cup contre le Japon, le 11 mars 2020 à Frisco, au Texas RONALD MARTINEZ GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives
2 min
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Los Angeles (AFP)

L'équipe féminine de football des États-Unis, double championne du monde en titre, déboutée dans sa demande d'égalité salariale vis à vis de l'équipe masculine le 1er mai, devra attendre pour son jugement en appel, a décidé mardi le juge fédéral Gary Klausner.

Le juge, qui avait rejeté la requête de Megan Rapinoe et de ses coéquipières sur le terrain salarial, avait toutefois renvoyé à un jugement ultérieur leurs griefs sur l'inégalité de traitement dans le logement, les voyages et d'autres domaines. Un procès qu'il a fixé au 15 septembre.

A ce titre, il a décidé qu'aucun appel ne devrait avoir lieu avant cette date et que le procès ne devrait pas être retardé par une procédure en appel.

"L'octroi d'un appel immédiat n'éliminera pas la possibilité de deux procès ou la possibilité d'appels successifs impliquant des faits imbriqués", a justifié Gary Klausner.

"Le tribunal a rejeté la demande des plaignantes de suspendre le procès en attendant la résolution de tout appel. Et si un jury rend un verdict défavorable aux plaignantes sur leurs demandes restantes, il n'y a aucune raison de penser que les plaignantes ne feront pas appel de cette décision", a-t-il appuyé.

Les joueuses de l'équipe américaine, qui dominent le football mondial, ayant remporté quatre des huit Coupes du monde féminines, réclamaient un arriéré de salaire de 66 millions de dollars en vertu de la loi sur l'égalité de rémunération.

Or Klausner avait justifié son jugement en rappelant que les plaignantes ont par le passé refusé un accord qui leur aurait permis d'être payées équitablement avec les joueurs de l'équipe nationale masculine.

"D'une manière ou d'une autre, nous avons l'intention de faire appel de la décision du tribunal qui ne tient pas compte du fait central dans cette affaire, à savoir que les joueuses ont été moins payées que les hommes qui font le même travail", a réagi Molly Levinson, porte-parole des joueuses.

"La décision de (mardi) signifie simplement qu'un appel peut prendre plus de temps à déposer et nous rappelle que nous ne devons pas abandonner nos efforts sur et en dehors du terrain pour lutter contre l'injustice", a-t-elle ajouté.

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