Rugby/Reprise de l'AS Béziers: le maire Robert Ménard veut réunir "tout le monde"

Publicité

Béziers (AFP)

Le maire de Béziers Robert Ménard (proche du RN) a annoncé mercredi son intention de réunir "tout le monde autour d'une table", après l'annonce de la prise de contrôle du club de rugby (ASBH/ProD2) local par l'ancien président de Toulouse René Bouscatel, au détriment d'investisseurs des Emirats.

"On joue avec le feu. Je vais réunir tout le monde autour d'une table. On verra ceux qui se préfèrent eux-mêmes à l'avenir du club. Sinon, on va finir par être la risée du monde du rugby", a indiqué lors d'une conférence de presse, M. Ménard, réélu dès le premier tour des municipales le 15 mars.

Les investisseurs des Emirats, représentés par l'ex-international Christophe Dominici, ont dénoncé les conditions dans lesquelles ils avaient été écartés du processus de reprise, au profit d'un projet porté par un actionnaire du club, appuyé par René Bouscatel, porté à la présidence de l'ASBH, minée par des problèmes financiers.

"J'ai été étonné mardi de voir le communiqué du club faisant état de la nomination de M. Bouscatel. (...) Je regrette d'avoir été aussi peu mis au courant. C'est incorrect vis-à-vis du maire que je suis", a-t-il déclaré, disant sa préférence pour "une solution locale".

"Mais elle doit apporter deux réponses autour d'un projet sportif et financier. Je ne vois pas de projet pour l'actuelle direction. Pourtant, il va falloir trouver de l'argent car le club en a besoin. Et M. Bouscatel ne m'a pas dit qu'il amenait un euro", a souligné Robert Ménard.

Club historique du rugby français (11 titres de champion entre 1961 et 1984), l'AS Béziers évolue en Pro D2.

M. Ménard a indiqué que la ville de Béziers versait 900.000 euros de subvention annuelle au club (pour un budget de 8 M EUR) et que la récente rénovation du stade Raoul-Barrière avait coûté 5,7 millions d'euros.