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En France, une baisse trompeuse des chiffres du chômage après le déconfinement

Un demandeur d'emploi au guichet de l'agence Pôle Emploi de Nice, le 18 mai 2020.
Un demandeur d'emploi au guichet de l'agence Pôle Emploi de Nice, le 18 mai 2020. © Eric Gaillard, Reuters
2 min

La France a enregistré en mai une baisse inédite depuis 1996 du nombre de demandeurs d'emploi n'exerçant aucune activité, soit 149 900 personnes de moins par rapport au mois d'avril. Ces chiffres sont cependant nuancés par un chômage toujours élevé et une reprise que partielle de l'activité.

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En France, la levée du confinement s'est traduite par la reprise d'une activité partielle, selon les données publiées jeudi 25 juin par le ministère du Travail et Pôle emploi.

Le nombre de demandeurs d'emploi n'exerçant aucune activité a enregistré une baisse record en mai : le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 3,3 % le mois dernier, soit 149 900 personnes de moins par rapport au mois d'avril.

Cependant, les effectifs cumulés des catégories A, B et C de chômeurs a atteint un niveau historique de 6 125 millions de personnes. 

Augmentation du chômage de 1% toutes catégories cumulées

Même s'il s'agit de la plus forte baisse mensuelle depuis le début de cette série statistique en 1996, la baisse du nombre de chômeurs sans aucune activité n'a pas permis d'effacer l'explosion du chômage enregistrée sur fond de confinement généralisé en France (+7,1 % en mars, +22,6 % en avril) et le nombre d'inscrits en catégorie A reste très élevé, à 4 426 millions.

Cette forte baisse a principalement été alimentée par une bascule vers les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), et les effectifs cumulés des trois catégories ont donc augmenté de 1 %, soit 61 000 inscrits supplémentaires.

La baisse en catégorie A concerne toutes les tranches d'âge : les moins de 25 ans (-1,1 %), les 25-49 ans (-3,6 %) et les 50 ans ou plus (-3,6 %). Plus forte chez les hommes (-3,9 %) que chez les femmes (-2,6 %), elle a été plus marquée dans les régions alors en zone verte que dans celles en zone rouge.

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Conséquence de la reprise d'activité, cette diminution "est notamment portée par ceux qui recherchent un métier dans les secteurs de la construction et du BTP, des services à la personne, ainsi que du transport et de la logistique", souligne la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail.

Les premières entrées à Pôle emploi se redressent nettement (+70%), après avoir fortement reculé en mars et en avril, certaines personnes ayant sans doute, compte tenu de la situation, différé leur entrée sur le marché du travail.

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Avec Reuters et AFP

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