Putsch manqué en Turquie : 121 personnes condamnées à la prison à vie

Arrestation le 13 juillet 2017 de soldats accusés de tentative d'assassinat contre le président Recep Tayyip Erdogan lors du coup d'État manqué en Turquie en 2016.
Arrestation le 13 juillet 2017 de soldats accusés de tentative d'assassinat contre le président Recep Tayyip Erdogan lors du coup d'État manqué en Turquie en 2016. © Kenan Gurbuz, Reuters

À l'issue d'un procès en lien avec la tentative de coup d'État en Turquie de 2016, 121 suspects ont été condamnés vendredi à la prison à vie. 

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Un tribunal turc a condamné vendredi 26 juin à la prison à vie un total de 121 personnes à l'issue d'un procès en lien avec le putsch manqué de 2016, ont rapporté les médias turcs. Ce coup d'État avait été suivi de purges d'une ampleur sans précédent.

Parmi les 121 condamnés, 86 ont écopé de peines de prison à vie "aggravées" à l'issue de leur procès, connu en Turquie comme "le procès du Commandement général de la Gendarmerie", a indiqué l'agence étatique Anadolu.

La peine de prison à vie "aggravée", qui a remplacé la peine de mort abolie en 2004, se traduit en Turquie par des conditions de détentions plus dures que la normale.

"Tentative de renversement de l'ordre constitutionnel"

Les condamnés ont été reconnus coupables de "tentative de renversement de l'ordre constitutionnel". Au total, 245 personnes étaient jugées dans le cadre de ce procès.

Après une interruption due à la pandémie de Covid-19, les audiences des tribunaux ont repris en juin en Turquie. Parmi elles, le principal procès du putsch manqué axé sur les événements qui s'étaient déroulés le 15 juillet 2016 au soir dans la base aérienne d'Akinci à Ankara, considérée comme le QG des meneurs du putsch.

La tentative de coup d'État contre le président Recep Tayyip Erdogan a fait près de 250 morts, sans compter les putschistes, et des milliers de blessés.

Ankara impute cette tentative de renverser le président à son ancien allié, le prédicateur Fethullah Gülen, installé aux États-Unis depuis une vingtaine d'années. Mais l'intéressé, dont la Turquie n'a de cesse de demander l'extradition, dément tout rôle dans les événements.

Les procédures judiciaires lancées après ce coup de force avorté sont d'une ampleur sans précédent en Turquie. Plus de 55 000 personnes ont été arrêtées lors des purges engagées après le 15 juillet.

Avec AFP

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