Vague verte et abstention record au second tour des municipales en France

Dépouillement dans un bureau de vote de Perpignan, lors du second tour des élections municipales, le 28 juin 2020.
Dépouillement dans un bureau de vote de Perpignan, lors du second tour des élections municipales, le 28 juin 2020. © Raymond Roig, AFP

Plus de trois mois après le premier tour, les électeurs français se sont rendus aux urnes dimanche pour le second tour des municipales. Le scrutin a été marqué par une vague verte et une forte abstention. Selon les instituts de sondage, celle-ci devrait se situer à un niveau historique, entre 59 % et 60 %, soit environ 12 points de plus qu'au second tour de 2014.

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Les Français ont voté, dimanche 28 juin, à l'occasion du second tour des élections municipales, plus de trois mois après le premier tour. Un scrutin marqué par un contexte sanitaire pesant, une forte abstention, une percée historique des écologistes, la victoire du Premier ministre au Havre, et celle du RN à Perpignan.

• Parmi les 16,5 millions d'électeurs appelés à voter dans 4 820 communes, beaucoup ont boudé le scrutin. Le taux de participation s'établit entre 40 % et 41 %, selon les estimations, contre 62,1 % en 2014.

• Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Tours… Les écologistes sont à la fête après avoir remporté plusieurs grandes villes aux côtés de leurs alliés de gauche. "C'est un jour historique pour l'écologie", s'est félicité le secrétaire national d'EELV, Julien Bayou.

• Le PS a néanmoins réussi à conserver Paris, où Anne Hidalgo l'a emporté devant Rachida Dati ; Lille, où Martine Aubry s'est imposée d'un cheveu face au candidat écologiste Stéphane Baly, Rennes, Nantes, Le Mans, Clermont-Ferrand, Dijon et a ravi Nancy et Montpellier.

• Le Premier ministre Édouard Philippe l'a largement emporté au Havre avec près de 59 % des voix face au député PCF Jean-Paul Lecoq. Cette victoire conforte le chef du gouvernement, alors que se profile un important remaniement, mais ne masque pas le fiasco du parti majoritaire LREM.

• Le "front républicain" n'a pas fonctionné à Perpignan, où le candidat du RN Louis Aliot l'a emporté avec 53,1 % à 54 % des voix face au maire sortant Jean-Marc Pujol (LR), selon les estimations. Avec ses 120 000 habitants, il s'agit de la plus grosse ville conquise par le RN depuis Toulon (1995-2001).

• À droite, Les Républicains gardent Toulouse, où le maire sortant, Jean-Luc Moudenc (soutenu par La République en marche), l'emporte. À Nice, le maire sortant Christian Estrosi (Les Républicains) a revendiqué la victoire dans sa ville, et à Aix-en-Provence la LR Maryse Joissains-Masini a été réélue avec 43,5 % des voix. Selon le président de LR Christian Jacob, son parti "renoue avec la victoire" en remportant "plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants".

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