Accéder au contenu principal

Le président islandais Gudni Johannesson réélu avec plus de 92 % des voix

Le président islandais Gudni Johannesson, le 27 juin 2020, à Gardabaer, à la sortie du bureau de vote.
Le président islandais Gudni Johannesson, le 27 juin 2020, à Gardabaer, à la sortie du bureau de vote. © Halldor Kolbeins, AFP

Le président islandais Gudni Johannesson a été triomphalement réélu avec plus de 92% des suffrages, selon les résultats définitifs de l'élection présidentielle. 

Publicité

Le président islandais Gudni Johannesson a bénéficié d'une réélection triomphale samedi 27 juin. 

Comme prévu par les sondages et selon les résultats définitifs publiés dimanche, Gudni Johannesson s'est imposé, récoltant 92,2 % des 168 821 voix exprimées, contre 7,8 % pour son adversaire de droite populiste, Gudmundur Franklin Jonsson. C'est le deuxième score le plus élevé à une présidentielle en Islande. La participation est toutefois en baisse, à 66,9 %, contre 75,7 % en 2016 lors de la première élection de Johannesson, et 69,3 % en 2012.

Avec cet universitaire, professeur d'histoire de 52 ans sans étiquette politique, l'île volcanique de 365 000 habitants a fait le choix de la continuité, douze ans après la faillite spectaculaire de ses banques en 2008, et à l'aube d'une nouvelle crise économique mondiale due au coronavirus.

"Je suis honoré et fier", a-t-il déclaré en marge de sa soirée électorale au Grand Hôtel de Reykjavik. "Pour moi, le résultat de cette élection est la preuve que mes concitoyens ont approuvé ma conception de cette charge. Et m'ont donné un mandat pour continuer à exercer mon rôle de la même façon que ces quatre dernières années", a-t-il commenté.

Gudmundur Jonsson a rapidement reconnu sa défaite. "J'envoie mes félicitations à Gudni et sa famille", a-t-il dit, reconnaissant n'avoir jamais vraiment cru faire un score à deux chiffres. Ils étaient 252 217 électeurs à être invités à se rendre dans les bureaux de vote. 

Un rôle protocolaire                 

Dans le régime parlementaire de l'île nordique, le chef de l'État a un rôle essentiellement protocolaire. Un seul véritable pouvoir lui revient, et il est important : un droit constitutionnel de bloquer la promulgation d'une loi et de la soumettre à référendum.

C'est dans le sillage de la crise financière de 2008 que cette forme de veto présidentiel avait été employée pour la première fois. Le président conservateur Olafur Grimsson avait déclenché deux référendums, en 2010 et 2011, sur un accord d'indemnisation des clients étrangers lésés par la faillite de leur banque, Icesave.

Après la Serbie dimanche dernier, et avant la Pologne et la France ce dimanche, l'Islande était le deuxième pays à organiser une élection depuis le début des mesures de confinement en Europe. En dehors de mesures de précaution (distanciation de deux mètres et gels hydroalcooliques dans les bureaux), l'épidémie, pratiquement éteinte depuis des semaines dans l'île nordique, n'a pas eu d'impact.

Johannesson, plus jeune président élu depuis l'indépendance en 1944, a joui d'une forte popularité depuis son arrivée au poste en 2016. Contrairement à son prédécesseur Grimsson, qui n'hésitait pas alimenter la controverse partisane, Gudni Johannesson a insisté sur le consensus pendant son bail à la résidence présidentielle de Bessastadir.

Son unique rival peinait lui à fédérer avec son côté polémiste. Dirigeant depuis l'Islande un hôtel au Danemark, cet ex-agent de change à Wall Street de 56 ans s'était engagé en politique en 2010 en créant le parti de droite populiste Haegri graenir.

Dans un pays où le gros des pouvoirs repose sur le gouvernement et l'actuelle Première ministre de gauche écologiste, Katrin Jakobsdottir, l'opposant Jonsson voulait rendre la fonction présidentielle plus active, en utilisant par exemple davantage le référendum.

Sans énorme enjeu, la présidentielle islandaise peut revendiquer une place à part dans l'histoire de l'égalité hommes-femmes. En 1980, elle avait conduit à l'élection de la première femme chef d'État au monde, en la personne de Vigdis Finnbogadottir, 90 ans aujourd'hui.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.