Dans la presse

Municipales en France : "L'écologie en marche"

Second tour des municipales en France
Second tour des municipales en France © France 24

A la Une de la presse, ce lundi 29 juin, les réactions des quotidiens français au second tour des municipales, hier.

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A la Une de la presse française, les réactions au second tour des municipales, hier -un scrutin marqué par une abstention record, pour ce type d’élection.

60% des électeurs qui ne sont pas allés voter : «Une claque pour la démocratie», écrit Ouest France, qui lie cette abstention historique au «délai inédit de trois mois» entre les deux tours et au déconfinement : «Les Français n’avaient pas la tête à aller voter», analyse le journal, en prévenant que ce niveau d’abstention n’est toutefois pas «un incident de parcours uniquement lié aux circonstances». Des circonstances «atténuantes», selon L’Opinion – qui explique, lui aussi, l’abstention d’hier par le délai entre les deux tours, par la campagne «tout en distanciation physique», le «vote sous contrainte sanitaire» et la «dramaturgie électorale édulcorée». Le quotidien s’alarme du «désastre démocratique» sur lequel aurait débouché, selon lui, «le lavage de cerveau anti-système» : «Tout a été fait pour délégitimer ce genre de scrutin : haro sur la démocratie représentative, vive la démocratie directe. Halte aux politiques, ce sont des politiciens. Bravo aux citoyens, ils sont ce que nous sommes, de vrais Français moyens».

Le second tour des municipales, marqué aussi par la victoire des écologistes dans plusieurs grandes villes. Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Tours, Poitiers : La Croix parle d’une «vague spectaculaire», née de l’aspiration «de très nombreux Français, à un virage écologique». «La nouvelle vague écolo» est à la Une, également, d’Aujourd’hui en France. «Pour ceux qui avaient analysé les résultats des Verts aux Européennes comme un épiphénomène, le vote d’hier apporte un sérieux démenti», écrit le journal, qui voit là «une lame de fond, portée par une prise de conscience collective», «un puissant courant, qui vient de faire basculer plusieurs des plus grandes villes du pays, et qui a bénéficié à celles et ceux, comme la socialiste Anne Hidalgo à Paris, qui avaient su anticiper la tendance». «L’écologie en marche» : Libération ironise sur la façon dont les écologistes ont su «reprendre aux macronistes (et à leur détriment), le flambeau du renouvellement politique». Le journal salue la «victoire éclatante» des Verts, «portés par la prise de conscience écologique, sans doute favorisés par l’examen de conscience imposé par le confinement, confortés par la mobilisation des jeunes générations». Cette Une fait écho à celle que Libération avait publiée samedi : "La République en marge".

La République en marche subit, elle, une défaite encore plus sévère qu’annoncé. «La Macronie prend une gauche»: L’Humanité se félicite de «l’échec total» de «la stratégie d’implantation locale» du parti présidentiel. «Victime des aspirations écologistes, (mais aussi) de l’impopularité du président, et du retour du clivage droite-gauche» - un retour au clivage traditionnel qui aurait «balayé l’imposture macroniste, irrémédiablement amarrée à l’électorat des Républicains», selon l’Huma, qui se réjouit aussi, au passage, de ce que «l’inondation» prédite par le Rassemblement national n’ait pas eu lieu, même si Marine Le Pen  ne manquera pas d’instrumentaliser la victoire emblématique de Louis Aliot à Perpignan».

La gauche pas morte, l’échec cinglant de La République en marche : Le Figaro voit «la nouvelle étape censée sauver la fin du quinquennat» d’Emmanuel Macron se «compliquer» encore davantage. Mais que le président se rassure, le journal a pensé à l’avenir : «Puisque la gauche renaît de ses cendres, et qu’il n’y a guère d’apparence qu’il soit en son pouvoir de faire revenir à lui ceux qui ont vécu les trois premières années de son quinquennat comme une trahison, (Emmanuel Macron doit) se tourner sans tergiverser du côté où sont les électeurs qui lui restent : au centre et à droite» - ce qui implique, selon Le Figaro, que le chef de l’Etat maintienne à son poste le Premier ministre, Edouard Philippe.

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