La fiancée de Khashoggi annonce l'ouverture d'un procès par contumace en Turquie

Hatice Cengiz, la fiancée du journaliste assassiné Jamal Khashoggi, au Capitole à Washington, le 3 mars 2020
Hatice Cengiz, la fiancée du journaliste assassiné Jamal Khashoggi, au Capitole à Washington, le 3 mars 2020 © Saul Loeb, AFP Archives

Vingt Saoudiens, dont des proches du prince héritier Mohammed ben Salmane, vont être jugés par contumace, à partir de vendredi en Turquie, pour le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi en 2018, a annoncé mardi la fiancée de ce dernier.

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La Turquie ouvrira vendredi le procès par contumace des 20 Saoudiens qu'elle accuse de l'assassinat en 2018 à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, a annoncé mardi 30 juin sa fiancée turque à l'AFP. Le procès débutera devant le principal tribunal d'Istanbul vendredi à 10 h heure locale, a déclaré à l'AFP Hatice Cengiz. "Je serai également là", a-t-elle dit. L'ouverture du procès vendredi n'a pas été confirmée officiellement.

Jamal Khashoggi, 59 ans, détracteur du pouvoir de la famille royale saoudienne après en avoir été proche et collaborateur du Washington Post, a été assassiné puis découpé en morceaux le 2 octobre 2018 à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où il s'était rendu pour obtenir un document, selon la Turquie. Les restes de la victime n'ont jamais été découverts.

Proches du prince héritier

Les procureurs turcs accusent l'ancien chef adjoint des services de renseignement, le général Ahmed al-Assiri, et l'ancien conseiller à la cour royale Saoud al-Qahtani d'avoir dirigé l'opération pour éliminer Khashoggi et d'avoir donné les ordres pour le faire à une équipe d'agents saoudiens. Ces deux anciens responsables sont des proches du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui a été désigné comme le commanditaire du meurtre par des responsables turcs et américains.

La justice turque a en outre inculpé 18 autres suspects. Elle a émis des mandats d'arrêt visant tous les accusés, qui ne se trouvent pas en Turquie et sont passibles de la peine de mort.

Agnès Callamard, rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, devrait assister au procès.

Avec AFP

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