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Les États-Unis redoutent une explosion du nombre de cas de Covid-19

Anthony Fauci lors d'une audition au Sénat le 30 juin 2020 à Washington.
Anthony Fauci lors d'une audition au Sénat le 30 juin 2020 à Washington. © Al Drago/Pool via Reuters
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Vidéo par : Axelle SIMON
5 min

Les autorités sanitaires américaines craignent jusqu'à 100 000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, alors que le nombre de décès dépasse à nouveau les 1 000 morts quotidiens. La situation est également inquiétante en Amérique latine et dans les Caraïbes.

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Avec 1 199 décès supplémentaires du nouveau coronavirus en 24 heures, le bilan journalier des États-Unis est reparti à la hausse, selon le comptage publié mardi 30 juin par l'université Johns-Hopkins. Cela porte le bilan américain total à 127 322 morts.

Le Dr Anthony Fauci, éminent membre de la cellule de crise présidentielle sur le coronavirus, a reconnu que les autorités sanitaires n'avaient "pas le contrôle total" sur la pandémie. "Je ne serais pas surpris si nous atteignions 100 000 (nouveaux cas, NDLR) par jour si on ne renverse pas la tendance", a-t-il ajouté.

Il témoignait, avec trois autres médecins des grands organismes de santé américains, devant les sénateurs. Tous ont appelé les Américains, notamment les jeunes, à porter un masque et à respecter la distanciation physique.

Plus de 47 000 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été recensés mardi aux États-Unis, selon un décompte de Reuters effectué sur la base de données officielles, un record quotidien depuis le début de l'épidémie dans le pays, le plus touché au monde par la crise sanitaire.

La Californie, le Texas et l'Arizona ont émergé comme les nouveaux foyers principaux de l'épidémie aux Etats-Unis, faisant part d'une flambée inédite des nouvelles infections.

Trump en colère contre Pékin

De son côté, Donald Trump a une fois de plus fustigé la responsabilité de la Chine, pays d'où est parti le virus. "Quand je regarde la pandémie répandre son horrible visage à travers le monde, y compris les dégâts qui ont été faits aux États-Unis, je deviens de plus en plus en colère contre la Chine", a-t-il tweeté.

Témoin de l'aggravation de la situation, l'État de New York, qui fut longtemps l'épicentre de l'épidémie américaine mais voit depuis plusieurs semaines l'épidémie refluer, a porté mardi à 16 le nombre des États dont les visiteurs sont soumis à quarantaine. Parmi eux figurent la Californie, qui compte désormais plus de 220 000 cas.

À New York, les autorités se méfient des États qui ont rouvert trop vite

Dans ce contexte, les pays de l'UE ont décidé d'exclure les États-Unis d'une liste de 15 pays dont les ressortissants seront à nouveau bienvenus à partir de mercredi.

Au niveau mondial, la pandémie, qui vient de franchir deux seuils symboliques - plus d'un demi-million de morts et dix millions de cas - "est loin d'être finie" et même "s'accélère", avait averti lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon un comptage effectué par l'AFP à partir de sources officielles, 506 818 décès et 10,3 millions de cas étaient officiellement recensés mardi à 19 h GMT. Le nombre des décès répertoriés dans le monde a doublé en un peu moins de deux mois (250 000 le 5 mai) et 50 000 décès supplémentaires ont été enregistrés ces dix derniers jours.

Près de 60 000 morts au Brésil

La situation sanitaire est également inquiétante en Amérique latine et dans les Caraïbes, où le bilan pourrait dépasser 400 000 morts dans les trois mois (114 000 actuellement) si des mesures sanitaires plus strictes ne sont pas prises dans cette région, selon l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Le Brésil est le premier pays d'Amérique latine et le deuxième pays au monde le plus touché, avec 1,4 million de cas confirmés et 59 594 morts, selon un bilan officiel publié mardi. Dans ce pays, le président Jair Bolsonaro n'a pas cessé de contester les mesures de confinement prises par les gouverneurs des États brésiliens. Un jugement qui obligeait le président d'extrême droite à porter un masque en public a été annulé mardi par une juge brésilienne.

"Le Brésil suit une courbe épidémique qui ressemble à celle des États-Unis"

L'épidémie semble redémarrer en Chine, où l'OMS va envoyer "la semaine prochaine" une équipe pour déterminer l'origine du coronavirus qui y est apparu en décembre.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a décidé le reconfinement de Leicester et de son agglomération, soit plus de 600 000 habitants, en raison d'une flambée de cas dans cette ville du centre de l'Angleterre, la première à se voir imposer des restrictions locales. La ville, qui se préparait comme le reste de l'Angleterre à rouvrir pubs, restaurants, cinémas et salons de coiffure samedi, a vu les magasins non essentiels fermer mardi, et la plupart des écoles fermeront jeudi.

Le monde du sport est chaque jour un peu plus chamboulé. La Coupe d'Afrique des Nations est reportée d'un an et aura lieu en 2022 au Cameroun. 

Malgré la gravité de la situation, le Conseil de sécurité de l'ONU peine à accoucher d'une première résolution sur la pandémie, au risque de perdre toute crédibilité.  Après plus de trois mois de blocages, la France et la Tunisie ont demandé mardi au Conseil d'adopter une résolution appelant à une cessation des hostilités pour faciliter la lutte contre le coronavirus. Le résultat du vote, qui se fera par écrit, est attendu mercredi.

Avec AFP

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