Assassinat de Jamal Khashoggi : ouverture d'un procès par contumace en Turquie

Près de deux ans après le meurtre de Jamal Khashoggi s'ouvre en Turquie le procès par contumace de 20 Saoudiens.
Près de deux ans après le meurtre de Jamal Khashoggi s'ouvre en Turquie le procès par contumace de 20 Saoudiens. © Ozan Kose, AFP

Le procès par contumace de 20 Saoudiens s'ouvre vendredi à Istanbul, deux ans après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

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Le procès de 20 Saoudiens accusés par la Turquie d'avoir assassiné Jamal Khashoggi débute devant le principal tribunal d'Istanbul vendredi 3 juillet, à 10h heure locale (9h à Paris). Le journaliste saoudien de 59 ans, détracteur du pouvoir de la famille royale saoudienne et collaborateur du Washington Post, a été assassiné puis découpé en morceaux le 2 octobre 2018 à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, où il s'était rendu pour obtenir un document, selon la Turquie. Les restes de la victime n'ont jamais été découverts. L'ouverture du procès n'a pas été confirmée officiellement.

La justice turque a émis des mandats d'arrêt visant tous les accusés, qui ne se trouvent pas en Turquie et sont passibles de la peine de mort. Ils seront donc jugés par contumace. Parmi eux se trouvent l'ancien chef adjoint des services de renseignement, le général Ahmed al-Assiri, et l'ancien conseiller à la cour royale Saoud al-Qahtani. Ils sont accusés par les procureurs turcs d'avoir dirigé l'opération pour éliminer Khashoggi et d'avoir donné les ordres à une équipe d'agents saoudiens. Ces deux hommes sont des proches du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a été désigné comme le commanditaire du meurtre par des responsables turcs et américains.

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Rapporteure spéciale des Nations unies présente au procès

Agnès Callamard, rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, devrait assister au procès.

Les enfants de Jamal Khashoggi ont déclaré fin mai qu'ils pardonnaient aux assassins de leur père. La fiancée turque de la victime, Hatice Cengiz, qui a annoncé à l'AFP qu'elle serait présente au procès, a en revanche dit à l'époque que "personne n'a le droit de pardonner". Nous ne pardonnerons ni aux tueurs, ni à ceux qui ont ordonné le meurtre", a-t-elle déclaré.

Après avoir nié l'assassinat, puis avancé plusieurs versions des faits, Riyad a affirmé qu'il avait été commis par des agents saoudiens qui auraient agi seuls et sans recevoir d'ordres de leurs dirigeants.

La justice saoudienne s'est elle-même saisie de l'affaire Khashoggi. À l'issue d'un procès mené en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois autres à des peines de prison pour l'assassinat, sur un total de 11 personnes inculpées. Le verdict prononcé en décembre dernier a été critiqué par les organisations internationales de défense des droits humains.

Avec AFP

 

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