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Fuite de Carlos Ghosn : Tokyo demande à Washington l'extradition des deux complices présumés

Carlos Ghosn à Tokyo le 6 mars 2019.
Carlos Ghosn à Tokyo le 6 mars 2019. Kazuhiro Nogi, AFP
2 mn

Le Japon a formellement demandé aux États-Unis d'extrader deux Américains soupçonnés d'avoir aidé l'ancien patron de Renault Carlos Ghosn à fuir la justice nipponne fin 2019. Ils sont en détention depuis le 20 mai à la demande du Japon.

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La justice nipponne n'en a pas fini avec la fuite de Carlos Ghosn, fin 2019. Tokyo a formellement transmis aux États-Unis une demande d'extradition concernant les deux Américains soupçonnés d'avoir aidé l'ancien magnat de l'automobile dans sa fuite rocambolesque, a indiqué un procureur fédéral jeudi 2 juillet.

Conformément au traité qui lie les deux pays, le gouvernement nippon avait 45 jours après leur interpellation pour faire parvenir cette demande. Michael Taylor, 59 ans, un ancien membre des forces spéciales américaines reconverti dans la sécurité privée, et son fils Peter Taylor, 27 ans, sont en détention depuis leur arrestation le 20 mai à Harvard, dans le Massachusetts, à la demande de Tokyo.

"Grand risque de fuite"

Leurs avocats ont demandé l'annulation de la procédure ou, a minima, leur remise en liberté provisoire, mais les procureurs estiment qu'ils présentent un "grand risque de fuite".

Les deux hommes, ainsi que le Libanais George-Antoine Zayek, sont accusés par Tokyo d'avoir aidé l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors à échapper à la justice japonaise le 29 décembre.

Accusé de malversations financières, Carlos Ghosn qui dispose des nationalités française, libanaise et brésilienne, était en liberté sous caution, avec interdiction de quitter le Japon, quand il a été exfiltré de l'archipel caché dans un caisson pour instrument de musique.

Carlos Ghosn est depuis réfugié au Liban qui n'a pas de traité d'extradition avec le Japon. Lors d'une conférence de presse très médiatisée, il s'est posé en victime d'un "coup monté" et a assuré ne pas avoir eu "d'autres choix" que de fuir une justice "partiale".

Avec AFP

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