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Après des heures de tractations, Michèle Rubirola élue maire de Marseille

Michèle Rubirola, cheffe de file de l'union de la gauche et des écologistes, lors de son arrivée au conseil municipal de Marseille, le 4 juillet 2020.
Michèle Rubirola, cheffe de file de l'union de la gauche et des écologistes, lors de son arrivée au conseil municipal de Marseille, le 4 juillet 2020. © Clément Mahoudeau, AFP

À l'issue d'une semaine folle, le conseil municipal de Marseille a finalement élu un nouveau maire, dans une ambiance tendue marquée par des tractations âpres autour de la sénatrice ex-PS Samia Ghali et le départ théâtral des élus RN dès les premières minutes de la séance. Michèle Rubirola, cheffe de file de l'union de la gauche et des écologistes, succède à Jean-Claude Gaudin.

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ll aura fallu attendre plusieurs heures avant de connaître le nom du nouveau maire de Marseille. Michèle Rubirola, cheffe de file de l'union de la gauche et des écologistes du Printemps marseillais, a finalement été élue par le conseil municipal après d'âpres négociations. À 63 ans, cette médecin exerçant dans les quartiers populaires, écologiste de la première heure, a remporté 51 voix contre 41 pour le député des Républicains Guy Teissier lors du second tour de scrutin.

"Je suis soulagée de voir que la volonté du peuple de Marseille a été respectée", a-t-elle déclaré, très émue, juste après son élection.

Le Printemps marseillais, union longtemps jugée improbable des forces de gauche dans la deuxième ville de France, était arrivé largement en tête au second tour des municipales avec 38 % des suffrages, le camp des Républicains, emmené par Martine Vassal, ne décrochant que 30 %. Mais en raison du système électoral à Paris, Lyon et Marseille, où l'élection du maire se joue par secteur, Michèle Rubirola n'était pas assurée de prendre la tête de la ville.

L'écologiste a promis de "réduire la fracture territoriale", dans une ville divisée entre quartiers très paupérisés et quartiers riches. "Ce projet, c'est celui d'une ville plus verte, plus juste et plus démocratique", a-t-elle lancé.

Au premier tour de scrutin du premier conseil municipal pour désigner le successeur de Jean-Claude Gaudin, Michèle Rubirola a fait le plein de ses voix, avec 42 bulletins, tout comme Guy Teissier, 41. Forte de neuf élus, la sénatrice ex-PS des quartiers Nord Samia Ghali n'a en revanche drainé que huit bulletins. Un vote blanc a été comptabilisé.

Avec le départ avec fracas des neuf élus du Rassemblement national, dont le leader Stéphane Ravier n'est finalement pas entré en lice, seuls 92 élus sur 101 restaient donc dans l'hémicycle, soit une majorité absolue nécessaire de 46 voix, compte tenu du bulletin blanc. Ce cap n'ayant été atteint par aucun candidat, un deuxième tour de vote a dû être organisé, toujours à la majorité absolue des suffrages exprimés.

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Le retrait de Samia Ghali

Mais en milieu de journée, ce deuxième vote n'avait toujours pas eu lieu : le premier tour de scrutin a été suivi d'une interruption de séance, demandée par Samia Ghali et le Printemps marseillais, qui a duré plus de deux heures et demie et durant laquelle des négociations avaient lieu en coulisse.

La sénatrice Samia Ghali a finalement décidé de retirer sa candidature au profit de Michèle Rubirola. "J'ai décidé de ne pas présenter ma candidature et d'apporter mon soutien à Michèle Rubirola", a-t-elle déclaré à la reprise de la séance. Ce soutien de dernière minute a mis fin à cette saga électorale à rebondissements.

Avec AFP

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