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Au mont Rushmore, Donald Trump s'en prend à ceux qui veulent "diffamer nos héros"

Le président des États-Unis, Donald Trump, en visite au Mont Rushmore (Dakota du Sud) pour célébrer la fête nationale du pays, le 3 juillet 2020.
Le président des États-Unis, Donald Trump, en visite au Mont Rushmore (Dakota du Sud) pour célébrer la fête nationale du pays, le 3 juillet 2020. © Tom Brenner, Reuters
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Loin de Washington pour un soir, Donald Trump a vanté vendredi, à la veille de la fête nationale du 4 juillet, une Amérique "exceptionnelle" dans le cadre majestueux du mont Rushmore. Il ne s'est pas attardé sur les chiffres alarmants du Covid-19 alors que le New York Times révèle que la petite amie de Donald Trump Junior a été testée positive.

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Donald Trump s'est offert, à la veille de la fête nationale du 4 juillet, une soirée de feux d'artifice et un discours au ton très dur en terrain conquis. Le président des États-Unis s'est exprimé, vendredi 3 juillet, au mont Rushmore sous le regard de quatre de ses lointains prédécesseurs, taillés dans le granit, dont il a longuement fait l'éloge – George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln – pour défendre "l'intégrité" de son pays.

"Nous allons dire la vérité telle qu'elle est, sans nous excuser : les États-Unis d'Amérique sont le pays le plus juste et le plus exceptionnel ayant jamais existé sur la Terre", a-t-il lancé.

Trump se pose en défenseur de l'intégrité de son pays

En plein débat sur les symboles de l'histoire du pays, et alors que des statues de généraux confédérés ont été mises à terre par des manifestants antiracistes, Donald Trump a dénoncé "une campagne visant à effacer notre histoire, diffamer nos héros, supprimer nos valeurs et endoctriner nos enfants". Mais "les Américains sont forts et fiers", a-t-il ajouté.

Donald Trump tente "d'énergiser sa base en essayant notamment d'instiguer la peur chez ses électeurs", estime Sonia Dridi, correspondante de France 24 à Washington. "Il tente de regagner en popularité en organisant des événements grandioses", a-t-elle ajouté. "On se croirait à un meeting de campagne."

La crise du Covid-19 est "gérée"

C'est sans masque que le milliardaire a livré son discours, n'évoquant que très brièvement la résurgence de cas de Covid-19 dans le Sud et l'Ouest. Il laisse son vice-président Mike Pence en première ligne face au spectaculaire rebond de l'épidémie.

En mauvaise posture dans les sondages, Donald Trump s'en tient depuis plusieurs jours à un seul message : la crise du coronavirus est "gérée", l'économie américaine repart "plus fort et plus vite" que prévu et l'année 2021 sera "historique". La petite amie de Donald Trump Junior a été testée positive, a rapporté vendredi le New York Times.

Pourtant, dans un contraste saisissant avec l'Europe, des records de contaminations sont battus quotidiennement aux États-Unis. Nombre d'États ont dû mettre le déconfinement sur pause, voire faire machine arrière, refermant à la hâte bars et plages.

Au début de ce long week-end férié, l'ancien président démocrate Barack Obama a, lui, appelé à un sursaut. "Vaincre ce virus demandera la mobilisation de tous. Portez un masque. Lavez-vous les mains", a-t-il tweeté. "Et écoutez les experts, pas ceux qui essaient de nous diviser."

Le locataire de la Maison Blanche, qui était accompagné de son épouse Melania Trump, savait pouvoir compter sur un accueil chaleureux dans le Dakota du Sud, État peu peuplé qu'il a remporté en 2016 avec plus de 60 % des voix.

"Pas de distanciation sociale"

La gouverneure républicaine Kristi Noem avait indiqué par avance qu'elle n'entendait pas gâcher la fête. "Nous avons dit à ceux qui sont inquiets qu'ils peuvent rester chez eux", avait-elle expliqué. "Pour ceux qui veulent se joindre à nous, nous distribuerons des masques gratuits, s'ils décident d'en porter un. Mais il n'y aura pas de distanciation sociale."

Des représentants de tribus sioux ont manifesté pour protester contre l'organisation de cette soirée dans les montagnes de Black Hills – où les têtes ont été sculptées de 1927 à 1941  qu'ils considèrent comme sacrées.

Donald Trump parle lui depuis longtemps de sa fascination pour le mont Rushmore. En 2017, il avait même évoqué, en plaisantant, la possibilité que son visage y soit ajouté un jour. Au-delà de toute considération politique, il est cependant peu probable que cela arrive.

Avec AFP

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