Accéder au contenu principal

Covid-19 : Fête nationale à hauts risques aux États-Unis, qui comptent plus de 50 000 nouveaux cas

Des partisans de Donald Trump assistent au discours du président  des États-Unis la veille de la Fête nationale américaine, le 3 juillet 2020, au mont Rushmore.
Des partisans de Donald Trump assistent au discours du président des États-Unis la veille de la Fête nationale américaine, le 3 juillet 2020, au mont Rushmore. © Tom Brenner, Reuters
|
Vidéo par : Erin OGUNKÉYÉ
3 mn

Après avoir enregistré vendredi un nouveau chiffre record d'infections au coronavirus, les États-Unis célèbrent samedi leur fête nationale dans un contexte sanitaire à très hauts risques. L’OMS tire la sonnette d’alarme.

Publicité

La progression du Covid-19 est loin de ralentir aux États-Unis. Vendredi, le pays a enregistré 57 683 nouvelles infections au nouveau coronavirus, selon le comptage de l'université Johns Hopkins, qui fait référence, un niveau record depuis le début de la pandémie.

Le pays a aussi recensé 728 nouveaux décès dus au Covid-19, selon la même source, portant le nombre total de morts à 129 405.

C’est donc une fête nationale à très hauts risques que les Américains s'apprêtent à célébrer samedi 4 juillet.

À l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le ton se fait de plus en plus pressant pour prendre de nouvelles mesures. "Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S'il vous plaît, n'ignorez pas ce que vous disent les chiffres", a plaidé vendredi le responsable des urgences sanitaires à l’OMS, Michael Ryan.

"Les gens doivent se réveiller. Les chiffres ne mentent pas et la situation sur le terrain ne ment pas", a-t-il poursuivi. "L'OMS comprend parfaitement qu'il y a de bonnes raisons pour les pays qui veulent remettre leurs économies sur les rails (...). Mais vous ne pouvez pas ignorer le problème non plus, il ne va pas disparaître comme par magie", a-t-il expliqué.

Déconfinement en pause

Les États-Unis sont de loin le pays le plus touché au monde par la maladie avec près de 2,8 millions de cas détectés. Le sud et l'ouest du territoire font face à une flambée de cas, qui "met tout le pays en danger", selon les termes d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

Nombre d'États ont dû mettre le déconfinement en pause, voire faire machine arrière, refermant à la hâte bars et plages. Le gouverneur républicain du Texas a par ailleurs annoncé que le port du masque serait désormais obligatoire dans les lieux publics.

Etats-Unis : "Dans les Etats du sud, le virus s'est mis à circuler de manière très importante chez les jeunes"

Le président Donald Trump, très critiqué pour sa gestion de la pandémie, n'a pourtant que très brièvement évoqué le sujet dans le discours qu'il a prononcé vendredi soir au Mont Rushmore à l'occasion d'une soirée de feux d'artifice en l'honneur du 4-Juillet.

Son pays n'est pas le seul à faire peu de cas des avertissements de l'OMS. Ainsi les pubs, hôtels, salons de coiffure, cinémas et musées reprennent du service samedi en Angleterre, une réouverture jugée prématurée par certains au Royaume-Uni.

La pandémie a fait au moins 522 246 morts dans le monde depuis que la Chine a fait officiellement état de l'apparition de la maladie en décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à 19 h GMT. Plus de 10 922 300 cas d'infection ont été diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Les États-Unis sont le pays le plus touché, avec 129 405 décès. Suivent le Brésil (63 174), le Royaume-Uni (44 131), l'Italie (34 833) et la France (29 893).

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.