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Réforme des retraites: le Medef veut une "pause" de "quelques mois"

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, arrive le 24 juin 2020 à l'Elysée, à Paris, pour une réunion
Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, arrive le 24 juin 2020 à l'Elysée, à Paris, pour une réunion Ludovic Marin AFP
2 mn
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Paris (AFP)

Il faut "appuyer sur pause" sur le sujet de la réforme des retraites, alors que la sauvegarde de l'emploi et de la compétitivité des entreprises est la priorité, a estimé samedi le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux.

"Il faut appuyer sur pause pendant quelques mois pour qu'on mette toute notre énergie pour ce qui compte, c'est-à-dire l'outil de production", a déclaré M. Roux de Bézieux au cours d'un débat avec le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger aux Rencontres économiques d'Aix-en-Seine.

"C'est pause pour reprendre, pas pause pour jamais", a-t-il précisé.

M. Berger, qui avait déjà dénoncé vendredi la volonté d'Emmanuel Macron de relancer dès cet été la "concertation" sur les équilibres financiers du système de retraites, a pour sa part constaté samedi "une telle opposition dans notre pays sur ce sujet qu'on a aucun intérêt à se mettre sur la figure à la rentrée ou pendant l'été sur sujet".

Pour le président du Medef, "si on a réussi à sauvegarder l'emploi, si on n'a pas ce million de chômeurs (supplémentaire) que tout le monde nous promet à la fin de l'année, on pourra repartir".

"Et là alors oui, il faudra discuter retraites parce qu'il y a ce projet de système universel, mais il y a aussi un énorme trou financier", a-t-il ajouté.

M. de Roux de Bézieux a aussi réitéré ses réserves sur un système universel à points voulu par M. Berger.

Le système universel, "comme on part d'un système très compliqué, c'est bien sur Powerpoint", mais "je trouve que ça ne fonctionne pas", a-t-il déclaré.

Dans un entretien à la presse quotidienne régionale publié jeudi soir, M. Macron a affirmé qu'"il n'y (aurait) pas d'abandon" de son projet de système universel, qu'il juge toujours "juste", même s'il se dit "ouvert" à ce que sa réforme "soit transformée".

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