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Vendée-Arctique: une course musclée pour renouer et préparer le Vendée Globe

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Lorient (AFP)

Célèbre course autour du monde en solitaire, le Vendée Globe partira bien en novembre, alors pour s'y préparer une course en forme de prologue a vu le jour, malgré la crise: la Vendée-Arctique, parcours physique vers le cercle polaire.

Le départ sera donné samedi à 15h30 au large des Sables d'Olonne (Vendée) pour 20 skippers, tous candidats au Vendée Globe 2020. La plupart se lanceront pour se jauger et éprouver leur bateau, certains courront pour répondre au processus de qualification du Vendée Globe, qui partira le 8 novembre des Sables d'Olonne.

Cette course est une création post-confinement, palliant l'annulation des deux courses de préparation programmées en mai et juin (The Transat et New-York Vendée), et répondant à des mesures strictes de sécurité sanitaire.

Aucune festivité, pas de public. Les skippers ont tous quitté vendredi avant 14h leur port d'attache pour rejoindre la mer. Ils ont été testés au Covid-19 avant d'embarquer. Ils resteront en mer jusqu'au départ, samedi après-midi.

"C'est un départ de course bizarre, c'est comme ça", dit Yannick Bestaven (Maître-CoQ).

"On n'a pas le rituel classique, d'habitude il y a le convoyage, le briefing, la signature des autographes, les interviews. Là il n'y a pas la routine habituelle, (on ne sent pas) que quelque chose se prépare. On est au courant, mais j'ai presque l'impression que je ne me rends pas compte que cette course arrive. C'est assez étonnant", relève Charlie Dalin (Apivia), engagé pour sa toute première course en solitaire en Imoca (les monocoques de 18 m, stars du Vendée Globe).

- 'Friser les glaces' -

Une fois parti, Dalin devrait savourer cette course très atypique par son parcours: une boucle en Atlantique Nord de 3.556 milles nautiques (6.585 km), qui emmènera d'abord la flotte au plus près du cercle arctique, près de l'Islande, pour redescendre sur les Açores et revenir en Vendée. Le vainqueur est attendu après 10 jours de course.

"L'objectif est de challenger les marins et les bateaux pour qu'ils soient le plus possible à la hauteur du défi du Vendée Globe", détaille Antoine Mermod, président de la classe Imoca organisatrice de la course.

"L'avantage d'aller dans le nord c'est qu'on va dans le froid et travailler le froid c'est important. Un moment clé dans le Vendée Globe, c'est quand ils arrivent dans l'Atlantique Sud, ils passent de (l'anticyclone de) Sainte Hélène au froid. C'est un moment de transition difficile à appréhender pour les skippers".

Isabelle Joschke (MACSF), qui doit absolument terminer cette course pour compléter sa qualification, est ravie du périple qui l'attend.

"Ce que j'adore sur cette couse arctique, c'est d'aller dans des endroits où il fait très froid. On va friser les glaces vers le nord comme on va friser les glaces vers le sud pendant le Vendée Globe", se réjouit-elle.

De son côté le directeur de course Jacques Caraës, qui officie sur le Vendée Globe, est plutôt satisfait.

"Ca va faire un parcours triangulaire intéressant qui devrait permettre aux coureurs de toucher à toutes les allures, vent portant, vent contraire, vent de travers. C'est une préparation physique pour eux, mais aussi pour le bateau, car il y aura beaucoup de vents", argue-t-il.

"Comme c'est la seule course, il ne fallait pas qu'elle soit trop simple et surtout pas dans des vents trop faibles. On ne peut pas lancer un Vendée Globe sans préparer nos marins, ce ne serait pas du tout sécuritaire. Ce circuit en amont du Vendée Globe est primordial", assure Caraës.

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