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En Éthiopie, plus de 160 personnes tuées lors des récentes violences

Des militaires patrouillent dans les rues de la capitale éthiopienne, Addis Abeba, le 2 juillet 2020.
Des militaires patrouillent dans les rues de la capitale éthiopienne, Addis Abeba, le 2 juillet 2020. © Tiksa Negeri, Reuters
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La police de l'État d'Oromia a indiqué samedi, dans un nouveau bilan, que 145 civils et 11 membres des forces de sécurité étaient morts lors des récentes violences en Éthiopie, consécutives au meurtre du chanteur Hachalu Hundessa. Selon la police d’Addis Abeba, dix personnes, dont deux policiers, ont également été tuées dans la capitale.

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Un nouveau bilan présenté samedi 4 juillet par la police fait état d’au moins 166 morts au cours des manifestations et des heurts intercommunautaires qui ont secoué l'Éthiopie après le meurtre lundi d'un chanteur vedette.

"Après la mort d'Hachalu, 145 civils et 11 membres des forces de sécurité ont perdu la vie dans des troubles dans la région", a affirmé le chef adjoint de la police de l'État d'Oromia, Girma Gelam, dans un communiqué diffusé sur la télévision d'État Fana Broadcasting Corporate.

Dix autres personnes, dont deux policiers, ont été tuées à Addis Abeba, selon la police de la capitale.

>> À lire aussi : "Le meurtre d'un chanteur oromo mène l'Éthiopie au bord de l'embrasement"

Girma Gelam a également fait état de 167 personnes "sérieusement blessées" et d'un millier d'arrestations. Il a assuré que les violences avaient "complètement cessé".

Parmi les 166 morts, certains ont été tués par les forces de sécurité et d'autres dans des affrontements entre membres de diverses communautés.

L'armée éthiopienne a été déployée mercredi à Addis Abeba où des groupes armés ont parcouru les rues au cours de plusieurs journées consécutives de manifestations sanglantes qui se sont étendues à l'ensemble de la province d'Oromia entourant la capitale éthiopienne.

Le fédéralisme ethnique mis à l'épreuve

Ces violences mettent en lumière les tensions ethniques grandissantes en Éthiopie et soulignent la fragilité de la transition démocratique mise en œuvre par le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la Paix 2019.

Depuis son accession au pouvoir, Abiy Ahmed s'est efforcé de réformer un système jusque-là très autoritaire. Mais ce faisant, il a ouvert la porte aux violences intercommunautaires qui mettent à l'épreuve le système éthiopien de fédéralisme ethnique.

Hachalu Hundessa a été assassiné le 29 juin à Addis Abeba. Bien qu'apprécié d'Éthiopiens d'origines diverses, il a surtout été le porte-voix des Oromo, qui avaient dénoncé leur marginalisation économique et politique lors des manifestations antigouvernementales ayant débouché en 2018 sur l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed, un membre de cette communauté.

Ses textes très politiques exprimaient les frustrations de ce groupe ethnique, le plus important par le nombre, mais qui s'est longtemps estimé marginalisé économiquement et politiquement.

Avec AFP et Reuters

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