France : Jour J pour l'annonce du gouvernement de Jean Castex

Le Premier ministre Jean Castex, le 4 juillet 2020, sur le site d'une start-up au Coudray-Montceau.
Le Premier ministre Jean Castex, le 4 juillet 2020, sur le site d'une start-up au Coudray-Montceau. AFP - THOMAS COEX

Le gouvernement de Jean Castex doit être dévoilé lundi, a annoncé l'Élysée, entre 17 h et 20 h. Il devrait comporter une vingtaine de ministres.

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Jour-J pour le casting de Jean Castex. Le Premier ministre dévoilera, lundi 6 juillet, entre 17 h et 20 h (heure de Paris) la composition du nouveau gouvernement. Une étape clé dans la tentative d'Emmanuel Macron de relancer l'économie et son quinquennat.

Après un week-end de spéculations, l'exécutif espère avoir bouclé les choses "pour lundi dans la journée", a annoncé à l'AFP l'Élysée. "Le gouvernement sera désigné demain", a confirmé dimanche soir Jean Castex après avoir dîné avec le chef de l'État, en soulignant que le ministre de l'Intérieur serait nommé "sur (s)a proposition".

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Au total, la nouvelle équipe devrait compter, selon l'Élysée, "une vingtaine de ministres et de ministres délégués". L'ancienne équipe d'Édouard Philippe était constituée de 16 ministres, trois ministres délégués et 17 secrétaires d'État.

Décidé à accélérer la cadence pour faire oublier la débâcle des municipales et s'attaquer aux crises post-coronavirus, le nouveau couple exécutif devrait d'abord annoncer les ministres, selon un proche du président, puis les secrétaires d'État quelques jours plus tard.

04:45

Un "gouvernement de mission et de rassemblement"

Si certains ministres actuels, comme celui de l'Éducation Jean-Michel Blanquer ont été vus à l'Élysée, l'entourage du chef de l'État a assuré qu'il y aurait "de nouveaux talents" et "des personnalités venues d'horizons différents".

Et Emmanuel Macron a rappelé dans des tweets, dimanche, les lignes de la dernière partie de son quinquennat qu'un "gouvernement de mission et de rassemblement" devra mettre en œuvre : "relance de l'économie, poursuite de la refondation de notre protection sociale et de l'environnement, rétablissement d'un ordre républicain juste" ou encore "défense de la souveraineté européenne".

Des priorités qu'il devrait détailler à l'occasion d'une nouvelle intervention, probablement télévisée selon son entourage, le jour de la fête nationale du 14 juillet, renouant avec une tradition présidentielle qu'il avait supprimée.

Le Premier ministre, qui avait prévu sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée en milieu de semaine, devra attendre la prise de parole présidentielle pour présenter son programme "quelques jours après", selon l'entourage d'Emmanuel Macron.

02:22

Visite surprise dans un commissariat de La Courneuve

Mais dimanche soir, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée sous Nicolas Sarkozy a donné le ton de ses priorités, en rendant une visite surprise à des policiers de La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Il a tenu à les assurer du soutien "sans faille" du gouvernement aux forces de l'ordre et de son attachement "à la sécurité publique", en pleine polémique sur les violences policières.

La veille, l'ancien "Monsieur déconfinement" avait réservé sa première sortie officielle à une entreprise de haute technologie pour souligner les "deux défis" auxquels il entend répondre : "la crise sanitaire" et "la reconstruction de notre économie et la protection des Français" avec "une relocalisation, un maintien durable des emplois industriels et exposés à la concurrence" internationale en France.

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Jean Castex affirme aussi vouloir "a minima un nouvel agenda social" et régler "à court terme" le dossier explosif des retraites.

Réponse de Philippe Martinez, le patron de la CGT, dimanche sur LCI : "Tous les syndicats sont d'accord aujourd'hui pour dire que la réforme des retraites, c'est pas un sujet prioritaire" face au chômage qui s'annonce.

Quant au Ségur de la Santé, suspendu en fin de semaine faute d'accord avec les syndicats avant le remaniement, le Premier ministre souhaite le conclure "la semaine prochaine", alors qu'une enveloppe de sept milliards d'euros est sur la table pour les salaires des soignants.

Avec AFP

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