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Les 180 migrants secourus par le navire Ocean Viking débarquent en Sicile

L'Ocean Viking arrive à Porto Empedocle, en Sicile, le 6 juillet 2020.
L'Ocean Viking arrive à Porto Empedocle, en Sicile, le 6 juillet 2020. © Antonio Parrinello, Reuters
3 mn

Après une traversée mouvementée depuis la Libye, 180 migrants secourus en Méditerranée par le navire humanitaire Ocean Viking ont commencé, lundi soir, à débarquer en Sicile. Ils vont être placés en quarantaine.

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Ils sont épuisés mais soulagés d'être enfin arrivés en Europe. En file indienne, masque chirurgical sur le visage et portant leurs maigres affaires dans un sac à dos, qui leur avait été donné à leur arrivée sur l'Ocean Viking, 180 migrants ont commencé à quitter ce bateau ambulance vers 23 h 40, lundi 6 juillet, en Sicile.

Il s'agit pour l'essentiel de Bangladais, Pakistanais, Nord-Africains ou Érythréens ayant fui la Libye et qui se sont retrouvés bloqués durant neuf jours en mer. Les autorités maritimes italiennes avaient autorisé, dimanche, le navire de l'ONG basée à Marseille SOS Méditerranée, à bord duquel se trouve un journaliste de l'AFP, à accoster dans le port sicilien de Porto Empedocle.

Le périple des migrants est loin toutefois d'être terminé : à cause du coronavirus, ils devraient être placés en quarantaine pendant au moins deux semaines sur le ferry Moby Zaza, amarré à une centaine de mètres de l'Ocean Viking.

Depuis le matin, les migrants de l'Ocean Viking attendaient ce débarquement en Sicile en regardant le littoral depuis le pont du bateau. "Je suis très heureux qu'on ait finalement trouvé un lieu sûr, pour une vie en sécurité", expliquait Mohammad Irshad, un Pakistanais heureux de pouvoir fêter bientôt son 23e anniversaire en Italie. "Ça été très difficile en Libye et je ne peux même pas expliquer la joie que l'on ressent aujourd'hui, c'est juste incroyable".

Absence de "solidarité" européenne

L'attente ces derniers jours pour se voir attribuer un port de débarquement avait suscité de fortes tensions, avec notamment des menaces physiques envers l'équipe de SOS Méditerranée émanant d'un petit groupe de Nord-Africains qui avait poussé l'ONG à se décréter, vendredi, en état d'urgence pour la première fois de son histoire. "Le retard inutile de ce débarquement a mis des vies en danger", a expliqué SOS Méditerranée, déplorant en particulier l'absence de "solidarité" européenne.

La reprise de l'activité de l'Ocean Viking s'est faite dans un contexte de forte reprise des traversées de la Méditerranée centrale. Et l'Italie craint de voir arriver le plus gros contingent de navires humanitaires.

La maire de Porto Empedocle a réclamé, lundi, devant les journalistes massés sur le port l'envoi de l'armée pour "protéger les citoyens", déplorant l'arrivée de migrants alors que la Sicile, province pauvre de l'extrême sud de l'Italie, a grandement souffert du confinement.

"L'image donnée aux Italiens et à l'international est négative avec les nombreux cas de coronavirus. Ici [en Sicile], on a fait des efforts considérables jusqu'à se ruiner économiquement pour éviter les contaminations. Il n'y en a pas ici. Ma commune voit son image écornée" au moment où elle compte sur la reprise de la saison touristique pour faire redémarrer son activité, a ajouté Ida Carmina.

Avec AFP

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