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À Hong Kong, le gouvernement promet d'appliquer "vigoureusement" la loi sur la sécurité nationale

Des policiers protège un fourgon transportant Tong Ying-kit, la première personne accusée en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, alors qu'il quitte le tribunal de West Kowloon, à Hong Kong, en Chine, le 6 juillet 2020.
Des policiers protège un fourgon transportant Tong Ying-kit, la première personne accusée en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, alors qu'il quitte le tribunal de West Kowloon, à Hong Kong, en Chine, le 6 juillet 2020. © REUTERS/Tyrone Siu
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La cheffe de l'exécutif hongkongais a affirmé, mardi, que son gouvernement appliquerait "vigoureusement" la nouvelle loi sur la sécurité imposée par Pékin. Carrie Lam a également mis en garde les militants "radicaux" contre tout "franchissement de la ligne rouge".

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Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif hongkongais a défendu, mardi 7 juillet, la nouvelle loi chinoise sur la sécurité, qu'elle s'est engagée à "appliquer vigoureusement", estimant que le texte législatif "n'était pas aussi sombre qu'il y paraît pour Hong Kong".

S'exprimant lors d'une conférence de presse, une semaine après que Pékin a imposé cette loi au territoire semi-autonome, Carrie Lam s'est montrée à la fois rassurante et menaçante.

"Les conséquences d'une violation de cette loi sont très graves", a souligné la cheffe de l'exécutif en mettant notamment en garde les militants "radicaux" contre tout "franchissement de la ligne rouge".

"Sophismes"

Carrie Lam a cependant nié les allégations selon lesquelles cette loi menacerait les libertés dont jouissent les quelque 7,5 millions de Hongkongais, qualifiant de "sophismes" les commentaires à son sujet.

"Je suis certaine qu'avec le temps... la confiance sera plus grande" à la fois dans "le principe ‘Un pays, deux systèmes’", censé garantir des libertés et une autonomie inconnues en Chine continentale, ainsi que pour "l'avenir de Hong Kong", a-t-elle ajouté.

Carrie Lam : "Le gouvernement de Hong Kong va appliquer vigoureusement cette loi"

La loi sur la sécurité nationale, imposée le 30 juin par le régime chinois, constitue le tournant le plus radical pour Hong Kong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997.

Jusqu'au dernier moment, Pékin a tenu secret le contenu de cette loi visant à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères. Elle se veut une réponse au mouvement de contestation sans précédent depuis 1997 apparu il y a un an.

Climat de crainte

La semaine dernière, en quelques heures, un climat de crainte s'est abattu sur la ville, la loi criminalisant notamment le fait d'appeler à l'indépendance ou une plus grande autonomie de Hong Kong. Nombre d'habitants ont effacé les traces informatiques de leur engagement pro-démocratie, alors que le gouvernement a ordonné lundi aux écoles de retirer les livres qui pourraient enfreindre le texte.

Des ouvrages écrits par des figures du mouvement pro-démocratie hongkongais ont également commencé à disparaître des bibliothèques de la ville. Carrie Lam a balayé ces inquiétudes, affirmant que cette loi avait été conçue pour protéger les libertés de la majorité de la population.

"Je n'ai pas constaté, la semaine dernière, une crainte généralisée parmi les habitants de Hong Kong", a-t-elle affirmé.

Cette conférence de presse s'est tenue quelques heures après que le gouvernement a dévoilé un document qui élargit considérablement les pouvoirs en matière de sécurité de la police hongkongaise en vertu de la nouvelle loi.

Les forces de l'ordre pourront notamment procéder à des perquisitions sans avoir de mandat, s'ils estiment que la sécurité nationale fait l'objet d'une menace "imminente".

Le chef de la police a également reçu le pouvoir de contrôler et de supprimer toute information en ligne s'il existe des "motifs raisonnables" de penser qu'elle viole la loi sur la sécurité nationale.

Avec AFP

 

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