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Côte d'Ivoire : le Premier ministre et candidat à la présidentielle Amadou Gon Coulibaly est mort

Le Premier ministre et candidat à la présidentielle Amadou Gon Coulibaly est mort.
Le Premier ministre et candidat à la présidentielle Amadou Gon Coulibaly est mort. © Thierry Gouegnon, Reuters

Selon la télévision d'État de Côte d'Ivoire, le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly est mort mercredi. Il devait être le candidat du parti au pouvoir lors de la présidentielle d'octobre.

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Amadou Gon Coulibaly, le premier ministre ivoirien et dauphin désigné d’Alassane Ouattara, est mort mercredi 8 juillet. Selon nos confrères de RFI, il a fait un malaise lors du conseil des ministres, puis est décédé après son évacuation à la polyclinique Pisane.

"J'ai la profonde douleur de vous annoncer que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, chef du gouvernement, nous a quitté en ce début d'après-midi après avoir pris part au conseil des ministres", a déclaré le secrétaire général de la présidence Patrick Achi, lisant un communiqué du président Alassane Ouattara à la télévision publique.

Amadou Gon Coulibaly, dit "AGC", était revenu il y a près d'une semaine de France après deux mois d'hospitalisation pour des problèmes cardiaques.

"Je rends hommage à mon jeune frère, mon fils Amadou Gon Coulibaly qui a été pendant 30 ans mon plus proche collaborateur. Je salue la mémoire d'un homme d'État, de grande loyauté, de dévouement, et d'amour pour la patrie", a déclaré le président dans son communiqué.

"Il a incarné cette jeune génération de cadres ivoiriens de grande compétence et d'extrême loyauté à la Nation. Avec la disparition d'Amadou Gon Coulibaly, la Côte d'Ivoire perd un modèle pour la jeunesse, un exemple de compétence, d'ardeur au travail et d'abnégation", a conclu le président.

Greffé du coeur en 2012, Amadou Gon Coulibaly avait été accueilli en grande pompe à Abidjan à son retour de France jeudi dernier.

"Je suis de retour pour prendre ma place aux côtés du président (Alassane Ouattara), pour continuer l'œuvre de développement et de construction de notre pays la Côte d'Ivoire", avait-il dit, très souriant.

Officiellement, le Premier ministre était parti le 2 mai pour un "contrôle" en France malgré la fermeture des frontières en raison de la pandémie de coronavirus. Il avait finalement dû se faire poser un stent, mais assuré être "de retour en forme" alors que son absence prolongée avait mis le feu aux réseaux sociaux.

La Côte d'Ivoire sous le choc après le décès d'Amadou Gon Coulibaly

Premier ministre depuis 2017, Amadou Gon Coulibaly a accompli toute sa carrière dans l'ombre du président Ouattara, dont il était l'un des très proches et dont il avait l'entière confiance.

"Cela fait 30 ans que j'apprends aux côtés du président", expliquait-il volontiers, pour justifier de sa légitimité, mais sans mesurer peut-être que la formule pouvait aussi le désigner comme un éternel lieutenant et le desservir.

"Alassane Ouattara pourrait revenir sur sa décision de ne pas se présenter à la présidentielle"

Après des études en France (diplôme de l'École des Travaux publics), il avait débuté sa carrière politique comme conseiller technique de Alassane Ouattara, alors Premier ministre, de 1990 à 1993. Il a participé aux côtés d'Alassane Ouattara à la création du Rassemblement des Républicains (RDR), dissidence de l'ex-parti unique du président Félix Houphouët-Boigny, en 1994.

Il était devenu ensuite haut-fonctionnaire, puis député (1995-1999), avant d'entrer au gouvernement de réconciliation nationale, lors de la crise ivoirienne des années 2000, comme ministre de l'Agriculture (2003-05, puis 2006-10).  Son ascension au premier plan politique a coïncidé avec la prise de pouvoir d'Alassane Ouattara en 2011 : Gon Coulibaly devient secrétaire général de la présidence, un poste stratégique.

En 2017 enfin, il est nommé chef du gouvernement et s'impose comme le dauphin du président. Réputé gros travailleur, il maîtrise bien les circuits financiers internationaux, comme son mentor. Il a d'ailleurs la charge du ministère du Budget, en plus de la primature, et met l'accent sur la bonne gestion macroéconomique, au détriment de l'action sociale, selon l'opposition.

Avec AFP

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