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Elections à la FFR: Grill promet d'"investir dans la relance des licenciés"

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Paris (AFP)

Candidat déclaré à la présidence de la FFR le 3 octobre, face au sortant Bernard Laporte, Florian Grill, qui déplore la perte de "54.000 licenciés" estime que la fédération française de rugby doit enrayer la baisse et "investir dans la relance des licenciés", a-t-il confié à l'AFP.

Soutenu par les anciens internationaux Serge Blanco, Fabien Pelous, Abdelatif Benazzi, Jean-Claude Skrela ou Jean-Marc Lhermet, Grill, 54 ans, invite son adversaire à un "débat public et en direct".

. "Le lièvre et la tortue"

Son concurrent a attendu le dernier moment, se dévoilant mardi, à moins de trois mois des élections. Florian Grill, lui, s'était lancé il y a plus d'un an. "C'est le lièvre et la tortue, on verra bien qui gagne à la fin", a-t-il plaisanté auprès de l'AFP.

"On a fait l'inverse de ce qui se fait d'habitude: on a commencé par travailler un projet entre janvier et juin 2019. On n'a pas voulu faire une campagne coup de poing, on a voulu faire une campagne de débats... Dans toutes nos réunions, on fait des questions-réponses. C'est facile de se reposer derrière un PowerPoint, un film, d'occuper l'espace... Nous, on laisse les gens poser leurs questions et on s'en nourrit. On n'a jamais fait un audit pareil dans le rugby français", a-t-il détaillé.

. "Une saignée sans précédent"

Sa vision du rugby est radicalement opposée à celle de Laporte: "la stratégie fédérale n'est pas (centrée) sur la base mais sur le Mondial des clubs, la création d'une troisième division professionnelle, sur l'argent dont on dit qu'il va 'dégouliner'...", estime ainsi le candidat Grill, qui pointe du doigt "la baisse des licenciés".

"Bernard Laporte ne veut pas regarder la réalité en face mais elle est évidente: on a perdu 54.000 licenciés. Une saignée sans précédent. On a des équipes juniors qui se regroupent à cinq pour faire une équipe. La baisse dans les écoles de rugby, c'est 26%. Un quart des effectifs ont été perdus. Pourquoi? Il y a eu des accidents qui ont fait mal au rugby, les résultats de l'équipe de France qui n'ont pas aidé...", tance l'opposant.

. "Communiquer, former, investir"

Pour Florian Grill, il faut donc commencer par solidifier la base de la pyramide. "Il faut d'abord communiquer pour rassurer les parents: on a tous des exemples de parents qui ont le sentiment que ça pourrait être violent. Alors que le rugby des écoles de rugby n'est pas le Top 14, ça n'a rien à voir", explique-t-il.

"Deuxième axe, il faut investir dans le scolaire. On s'est fait tailler des croupières par d'autres sports alors que le rugby est né à l'école, il est éducatif par essence. Sa vocation est d'aider les enfants à devenir des hommes, les adolescents à devenir des adultes... On consacre moins de 0,5% du budget de la fédération au scolaire. Il y a 13 millions d'élèves, c'est là qu'il faut aller chercher les licenciés, dans les écoles mais aussi le monde universitaire", a-t-il ajouté.

Pour le candidat, il faut également investir dans la formation des éducateurs, pour fidéliser grâce à un meilleur encadrement. "Le chantier est phénoménal: 70% des 30.000 éducateurs ne sont pas formés", explique-t-il.

"La priorité, c'est donc les former pour améliorer la durée moyenne d'une licence FFR. Un pratiquant, c'est deux ans et trois mois en moyenne. Dans le foot, c'est quatre. On passerait ne serait ce qu'à trois ans, par une meilleure qualité de l'encadrement, on gagnerait 25% de licenciés", lance-t-il.

. "Pas crédible"

Car, selon lui, gagner des licenciés, c'est aussi aider les clubs. "Perdre des licenciés représente un manque à gagner de 22 millions pour les clubs", estime-t-il.

Le chef d'entreprise l'assure, les finances de la FFR ne sont pas aussi "solides" que l'affirme Bernard Laporte. "Ils nous annoncent qu'ils vont faire une perte de 7,7 millions. Un mois après, magie! La perte passe à zéro. Et là, on nous annonce pour la saison à venir 5,6 millions de déficit mais en ayant gonflé les recettes de dix millions d'euros. On nous annonce plus de recettes en billetterie, en droits TV et en partenaires... en année post-Covid. Qui peut croire qu'il va y avoir dix millions de recettes en plus? Ces 10 millions ne sont pas crédibles", dénonce ainsi le candidat.

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