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Sur tous les fronts, Jean Castex défend ses ministres Darmanin et Dupond-Moretti

Le Premier ministre Jean Castex, le 8 juillet 2020, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre Jean Castex, le 8 juillet 2020, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. © Christophe Archambault, AFP
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Santé, justice, partenaires sociaux... Le nouveau Premier ministre, Jean Castex, était présent sur tous les fronts, mercredi, prenant notamment la défense de ses ministres Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti.

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Interview dans la matinale de BFMTV/RMC, questions au gouvernement à l'Assemblée nationale et au Sénat, réunion avec les partenaires sociaux, visite du tribunal de Bobigny... Le nouveau Premier ministre, Jean Castex, a défendu, mercredi 8 juillet, ses choix et ses ministres, notamment Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol.

Jean Castex a également annoncé son déplacement dimanche en Guyane, où le virus du Covid-19 circule activement.

Après avoir, la veille, fait une apparition surprise au Ségur de la santé pour annoncer une rallonge de l'enveloppe consacrée à l'augmentation des salaires, et alors que son gouvernement est mercredi sous le feu des questions des parlementaires, le Premier ministre a répondu à celles de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC.

"Je suis devant vous, Premier ministre du président Macron dans un gouvernement d'unité et de cohésion, avec une seule préoccupation : l'action, la crise qui arrive", a-t-il averti. "Je suis d'abord un homme libre", même si "je sais ce que je dois à tel ou tel", a-t-il insisté en assumant le "choix commun" avec le chef de l'État de ses ministres.

>> À lire : Dupond-Moretti et Darmanin, deux nominations qui passent mal chez les féministes

"J'assume totalement cette désignation, [Gérald Darmanin] a droit comme tout le monde à la présomption d'innocence", a expliqué le chef du gouvernement, alors que le nouveau ministre de l'Intérieur, visé par une plainte pour viol, a dû affronter la colère de féministes dont certaines ont tenté de perturber la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Christophe Castaner, en appelant à sa démission. Gérald Darmanin n'aurait pas été nommé "si, en mon âme et conscience, ayant regardé le sujet, j'avais eu le moindre doute, la moindre interrogation", a-t-il assuré.

Le chef du gouvernement a aussi défendu Éric Dupond-Moretti, un homme "formidable", nommé garde des Sceaux afin que "le service public de la justice marche mieux", annonçant au passage une augmentation du budget de la justice sans toutefois en préciser le montant. Jean Castex et Éric Dupond-Moretti étaient attendus mercredi à 17 h au tribunal judiciaire de Bobigny, la deuxième plus grosse juridiction en France.

Vers la création d'un Haut-Commissariat au plan

Le chef du gouvernement va également se démultiplier sur le front social. Il souhaite réunir "ensemble" les partenaires sociaux "avant le 20 juillet" sur le dossier des retraites en particulier, après les avoir reçus séparément jeudi 9 et vendredi 10, afin d'"arrêter une méthode et un calendrier".

Il a par ailleurs dit vouloir "décaler la mise en œuvre" de la réforme de l'assurance chômage, dont les syndicats réclamaient l'abandon.

Le Premier ministre souhaite également mettre en place un Haut-Commissariat au plan, pour "rééclairer l'action publique d'une vision de long terme", et n'a pas exclu que François Bayrou, chef du MoDem, soit nommé à sa tête.

Le nouveau gouvernement a fait ses premiers pas mercredi au cœur de l'arène parlementaire avec les traditionnelles séances de questions d'actualité, à 11 h à l'Assemblée nationale puis à 15 h au Sénat. Après quoi, les députés ont repris l'examen du troisième projet de budget de crise.

Des secrétaires d'État nommés prochainement

L'équipe gouvernementale n'est pas tout à fait au complet, puisqu'elle doit accueillir prochainement "l'entrée de secrétaires d'État sur des missions prioritaires", a expliqué mardi le nouveau porte-parole Gabriel Attal, afin de finaliser ce "gouvernement de combat".

Emmanuel Macron a fixé "quatre grands axes" d'action : "la reconstruction" du pays plombé par la crise du coronavirus, le "patriotisme républicain" avec la défense de la police et la justice, un meilleur dialogue avec les partenaires de terrain et l'Europe.

Le président de la République précisera son cap pour le reste du quinquennat lors d'une interview le 14 juillet. Puis le Premier ministre pourra effectuer sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée.

D'ici là, le gouvernement se réunira en séminaire samedi matin. À ce stade, il est composé de seize ministres, quatorze ministres délégués et d'un secrétaire d'État, qui figuraient pour la plupart dans le précédent gouvernement.

Avec AFP

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