Accéder au contenu principal

Pour Angela Merkel, le Covid-19 marquera la présidence allemande de l'UE

La chancelière allemande a présenté sa feuille de route aux députés européens mercredi 8 juillet.
La chancelière allemande a présenté sa feuille de route aux députés européens mercredi 8 juillet. © Yves Herman, AFP
|
Vidéo par : Antoine FENAUX
3 mn

La pandémie de Covid-19 et la crise économique qui en résulte façonneront les six mois de la présidence allemande à la tête de l'Union européenne, a déclaré la chancelière Angela Merkel lors d'une conférence de presse en forme de feuille de route pour les mois à venir.

Publicité

Alors que l'Allemagne a pris la présidence tournante de l'Union européenne, Angela Merkel a livré sa vision de son rôle dans les mois à venir lors d'une conférence de presse mercredi 8 juillet. Pour la chancelière allemande, la gravité de la crise économique due au coronavirus impose qu'un compromis sur la relance soit trouvé cet été.

"Il est dans notre intérêt d'aider les régions les plus touchées par l'épidémie", a poursuivi Angela Merkel. "Nous voulons que l'Europe sorte de là plus unie et plus forte", a-t-elle ajouté, estimant que la lutte contre le coronavirus allait façonner les six mois de cette présidence.

Les grands axes de la présidence allemande de l'UE

"Nous avons besoin d'une solidarité extraordinaire, tout le monde y est prêt, l'Allemagne en particulier, pour surmonter la pandémie, pour assumer ses conséquences", a déclaré la chancelière.

Un sommet extraordinaire est prévu à Bruxelles les 17 et 18 juillet, le premier réunissant physiquement les dirigeants des 27 pays de l'UE depuis la pandémie. Ils devront se prononcer à l'unanimité, ce qui promet d'âpres tractations sur le plan de relance de 750 milliards d'euros proposé par la Commission européenne. Cette proposition est adossée au budget à long terme de l'Union européenne (2021-2027) d'un montant de 1.100 milliards d'euros.

"Faire des compromis"

"Notre objectif commun est de trouver un point d'accord rapide car le temps presse en raison de la crise économique. Nous ne devons pas perdre de temps. Les plus pauvres paient les pots cassés", a poursuivi la dirigeante allemande.

Elle a averti que tous devraient "faire des compromis".

Mais "les efforts qui sont nécessaires aujourd'hui ne doivent pas simplement être fournis par les pays les plus forts économiquement", a-t-elle ajouté, en direction des pays dits "frugaux" - Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark -  très réservés sur ce plan qui bénéficiera avant tout aux pays du Sud, les plus touchés par la pandémie.

La présidence de l'UE : un cadeau empoissonné ?

Angela Merkel s'est réjouie que la Commission européenne ait "repris beaucoup d'aspects" d'une initiative du couple franco-allemand sur un plan de 500 milliards d'euros de subventions financé par une dette européenne commune, un virage à 180 degrés de la part de Berlin.

Sur les 750 milliards d'euros proposés par la Commission, 500 milliards d'euros seraient en effet redistribués sous forme de subventions, les 250 milliards d'euros restant prenant la forme de prêts aux Etats membres.

S'exprimant dans la foulée, la présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, ancienne ministre de la Défense d'Angela Merkel, a aussi insisté sur une adoption rapide de ce plan et du budget européen. "Il faut un accord maintenant, dans les prochaines semaines, pour ouvrir la voie à tous les autres sujets auxquels nous voulons nous attaquer", a-t-elle dit.

Avec AFP et Reuters

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.