Accéder au contenu principal

"Ils vont me tuer", a dit George Floyd aux policiers avant de mourir

Une manifestante brandit un portrait de George Floyd, le 9 juin à New York.
Une manifestante brandit un portrait de George Floyd, le 9 juin à New York. REUTERS - Idris Solomon
|
Vidéo par : Antoine FENAUX
2 mn

George Floyd a répété plus de vingt fois qu'il ne pouvait plus respirer, parlant de ses enfants et de sa mère et disant que les policiers qui le maintenaient au sol allaient le "tuer", juste avant qu'il ne succombe lors de son arrestation en mai à Minneapolis. 

Publicité

Des documents de justice révèlent de nouveaux détails sur la mort de George Floyd, cet Afro-Américain tué le 25 mai lors d'une interpellation policière. Selon une retranscription tirée des caméras individuelles des policiers impliqués, déposée mardi 7 juillet auprès d'un tribunal du Minnesota par l'un d'entre eux, l'homme de 46 ans a répété plus de vingt fois qu'il ne pouvait respirer, parlant de ses enfants et de sa mère et disant que les policiers qui le maintenaient au sol allaient le "tuer", juste avant qu'il ne succombe.

George Floyd a trouvé la mort après qu'un policier blanc ait appuyé son genou sur son cou pendant près de neuf minutes alors qu'il était menotté à plat ventre. Son décès a suscité de très nombreuses manifestations aux États-Unis et dans le monde contre le racisme et les brutalités policières.

"Je suis mort"

Lors de son arrestation, George Floyd a supplié les agents de ne pas le placer dans le véhicule de police car, disait-il, il était claustrophobe et en difficulté physique. Tandis qu'ils tentaient de l'y faire entrer de force, il a crié qu'il ne pouvait respirer et qu'il allait "mourir là-dedans".

Puis, d'après la retranscription, il a dit : "Maman je t'aime. Dis à mes enfants que je les aime. Je suis mort". Il a mentionné sa mère et ses enfants à plusieurs reprises par la suite et a répété plus de vingt fois : "Je ne peux pas respirer".

Les policiers lui disent alors de "se détendre", qu'il "va bien" et qu'il "parle normalement". Lorsqu'il dit qu'ils vont le tuer, Derek Chauvin, inculpé de meurtre pour s'être agenouillé sur le cou de George Floyd, lui rétorque en criant : "Alors arrête de parler, arrête de crier, ça nécessite une sacrée quantité d'oxygène de parler". Les derniers mots de la victime : "Ils vont me tuer. Ils vont me tuer. Je ne peux pas respirer".

Cette retranscription a été déposée par le policier Thomas Lane pour tenter d'obtenir du juge un abandon des poursuites contre lui pour complicité de meurtre. Des inculpations identiques pèsent sur les deux autres policiers, Alexander Kueng et Tou Thao. Les quatre policiers ont été renvoyés dès le lendemain de la mort de Floyd. Ils risquent tous jusqu'à quarante ans de prison. 

George Floyd avait été arrêté ce jour-là pour avoir tenté d'utiliser un billet de 20 dollars contrefait.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.