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Retraites: Berger (CFDT) repousse une discussion dans l'immédiat, "la priorité c'est l'emploi"

Laurent Berger parle à la presse à l'issue de son entretien avec Jean Castex, le 9 juilllet 2020 à Matignon
Laurent Berger parle à la presse à l'issue de son entretien avec Jean Castex, le 9 juilllet 2020 à Matignon Anne-Christine POUJOULAT AFP
2 mn
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Paris (AFP)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a repoussé jeudi toute reprise immédiate des discussions sur la réforme des retraites, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre Jean Castex, en soulignant que "clairement, la priorité aujourd'hui, c'est l'emploi".

"On a clairement dit au Premier ministre que la question des retraites ne devait pas venir polluer la question de la relance", a rapporté M. Berger à la presse.

"Ce n'est pas le sujet de l'été et de l'automne (...) La CFDT ne pratique pas la chaise vide, mais si le gouvernement ouvre des concertations sur les retraites cet été ou à l'automne, la CFDT ne s'y investira pas vraiment", a insisté M. Berger à l'issue d'une heure et quart d'entretien avec M. Castex.

Après avoir nourri des relations parfois houleuses avec le prédécesseur de M. Castex, Edouard Philippe, M. Berger s'est félicité de cette prise de contacts "très franche, très ouverte sur la question de la méthode".

"Changement d'hommes, changement de style", a résumé M. Berger, en renvoyant toutefois M. Castex "aux actes".

"Sur la façon de dialoguer, c'est extrêmement direct, c'est interactif. Il a très clairement déclaré qu'il voulait faire du dialogue social avec les organisations syndicales et patronales, qu'il ne voulait pas nous mettre de côté. Sur la méthode, on est plutôt partant pour avoir ces échanges-là", a poursuivi M. Berger, en évoquant une possible réunion multilatérale "dans le courant de la semaine prochaine, peut-être le 17" juillet.

Si le fond des dossiers n'a pas été vraiment abordé, "on a senti le Premier ministre prêt à décaler largement" la mise en oeuvre du deuxième volet de la réforme de l'assurance chômage, prévue initialement le 1er septembre et dont les syndicats demandent l'abandon.

M. Berger a aussi émis le souhait de se voir associé au plan de relance actuellement en préparation et qui doit être dévoilé à la fin de l'été. "On a redit qu'on voulait une concertation (...) et on lui a fait des propositions en termes de transition écologique et de l'emploi des jeunes", a-t-il précisé.

Concernant l'emploi des jeunes, M. Berger s'est dit "pas opposé à des aides aux entreprises" à condition qu'"il y ait un sens à tout ça et que ce ne soit pas un effet d'aubaine trop développé".

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