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Ségur de la santé : un projet d'accord sur la table, 180 euros d'augmentation pour les hospitaliers

Des soignants participent à une manifestation, le 30 juin 2020 à Nice.
Des soignants participent à une manifestation, le 30 juin 2020 à Nice. REUTERS - Eric Gaillard
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Un projet d'accord a été trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi au Ségur de la santé,prévoyant à terme une augmentation mensuelle de 180 euros pour le personnel hospitalier non soignant et des engagements en matière d'embauches, que les organisations syndicales vont devoir à présent valider ou non.

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Le gouvernement a présenté dans le cadre du "Ségur de la santé" un projet d'accord prévoyant une hausse minimum de rémunération de 180 euros mensuels net pour les personnels hospitaliers du secteur public, hors médecins.

Cet accord, trouvé après deux jours de discussions entre gouvernement et représentants des syndicats, ponctuées par une ultime séance de tractation de près de neuf heures dans la nuit de mercredi à jeudi, prévoit une hausse de salaire en deux temps. Une première revalorisation de 90 euros net en septembre et une seconde de 90 euros net qui entrera en vigueur ultérieurement.

"On arrive à la fin de ces discussions, aux décisions qui sont en cours", a déclaré jeudi 9 juillet sur France 2 le nouveau porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. "Les organisations consultent aussi leur base et leurs adhérents".

"C'est une nouvelle priorité qui est issue de la crise du coronavirus qu'on a connue", a-t-il ajouté, précisant que l'enveloppe de 7,5 milliards d'euros mise sur la table par le gouvernement pour revaloriser les métiers du soin était "historique". "Je crois que ça correspond (...) à l'équivalent des augmentations qu'il y a eues ces trente dernières années", a ajouté Gabriel Attal.

L'ensemble des salariés paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et non médicaux (techniciens, brancardiers, etc.) des hôpitaux et des Ehpad publics sont concernés par cette mesure, à l'exception des médecins hospitaliers, qui font l'objet de négociations séparées.

Le protocole d'accord, dont la version définitive doit être envoyée jeudi midi aux syndicats, prévoit également une refonte des grilles, c'est à dire des salaires prévus selon le déroulé des carrières, pour certains métiers soignants et médico-techniques.

Comme annoncé mardi, il comprend également un volet sur l'emploi, avec 15 000 embauches dans les établissements publics, dont la moitié correspondent à des créations de postes et l'autre moitié à des recrutements de personnels qui n'étaient jusque-là pas pourvus.

Aucun projet d'accord pour les médecins

Les syndicats, qui réclamaient initialement une hausse mensuelle de 300 euros pour l'ensemble des personnels du secteur public, devront se prononcer dans les prochains jours sur cet accord. Pour les médecins, aucun projet d'accord n'a en revanche été présenté à ce stade, les discussions menées mercredi avec les syndicats de praticiens hospitaliers étant restées bloquées faute d'avancée sur l'enveloppe promise par le gouvernement, selon les sources syndicales.

La semaine dernière, Olivier Véran avait proposé une enveloppe de 600 millions d'euros pour leurs rémunérations, dont 400 millions pour les médecins et 200 millions pour les internes et étudiants. Les syndicats espéraient une rallonge pour financer de nouveaux échelons en fin de carrière et une hausse des indemnités de gardes et astreintes.

Avec AFP et Reuters

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