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Pro D2: le projet de rachat de Béziers tombe à l'eau

Christophe Dominici alors manager adjoint du Stade Français, le 30 août 2008 à Paris
Christophe Dominici alors manager adjoint du Stade Français, le 30 août 2008 à Paris STEPHANE DE SAKUTIN AFP/Archives
2 mn
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Paris (AFP)

Le projet de reprise du club de rugby de Béziers (Pro D2) par des investisseur émiratis, porté par l'ancien international Christophe Dominici, a été abandonné après un nouvel avis défavorable de la DNACG (Direction nationale d'aide et de contrôle de gestion), ont annoncé lundi les potentiels acheteurs.

"Alors que nous avions apporté, dans des délais restreints et contraints, tous les éléments demandés, et que nous pensions légitimement que tous les signaux étaient au vert, nous avons reçu une flèche obligeant la DNACG à ne pas pouvoir donner son accord immédiat et ayant comme première conséquence de ne pas faire le recrutement nécessaire dans les temps pour redonner à Béziers sa véritable place dans le rugby français", indique un communiqué publié par le groupe Sotaco, qui représentait les investisseurs émiratis.

"Nous partons tristes et nous savons que le cœur de biterrois saigne et pleure... Le nôtre aussi car la magie d'un projet s'est éteinte aujourd'hui", poursuit le communiqué.

En clair, le projet franco-émirati, porté par l'ancien international Christophe Dominici, met un terme à un feuilleton qui dure depuis la mi-mai.

Le club aux onze titres de champions de France avait longtemps semblé prêt à passer sous pavillon émirati. Mais, fin juin, la formation héraultaise avait annoncé que René Bouscatel, ancien président du Stade toulousain, allait devenir le nouveau patron au coeur d'un contre-projet mené par Louis-Pierre Angelotti, le principal actionnaire.

Le duo Bouscatel-Angelotti avait fait volte-face quelques jours plus tard et l'ASBH était entré en "négociations exclusives" avec les investisseurs émiratis.

Dans le clan Dominici, on assure avoir apporté les pièces nécessaires "dans un temps très restreint puisque le protocole d'accord n'a été signé que le 6 juillet".

Insuffisant pour le gendarme financier qui a retoqué le dossier émirati, assurant, selon une source proche du dossier, ne pas avoir reçu suffisamment de garanties.

L'ASBH devra passer jeudi devant la DNACG et pourrait risquer une relégation administrative. A moins que, comme l'a expliqué une source proche du dossier à l'AFP, l'organisme ne se montre clément en raison de la longueur des négociations.

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