Le FMI exhorte le Liban à s'accorder sur un plan de sauvetage

Une plaque du FMI au siège de l'organisation, à Washington, le 20 mars 2020.
Une plaque du FMI au siège de l'organisation, à Washington, le 20 mars 2020. © Olivier Douliery, AFP

Face aux dissensions internes qui minent le pouvoir à Beyrouth, le Fonds monétaire international a prié lundi les autorités libanaises de s'entendre autour du plan de sauvetage élaboré par le gouvernement pour tenter de sortir le pays de la crise. 

Publicité

Le Fonds monétaire international a enjoint lundi 13 juillet les autorités libanaises à s’unir autour d’un plan de sauvetage. Car les dissensions internes ne font que retarder la reprise, assure le FMI alors que le pays traverse une grave crise économique et sociale. "Il est très important que les autorités s'unissent autour du plan du gouvernement. De notre côté, nous sommes prêts à travailler avec les autorités pour améliorer le plan là où c'est nécessaire", a déclaré Athanasios Arvanitis, directeur adjoint du FMI pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale. 

En effet, depuis octobre dernier, l'effondrement de la monnaie libanaise a provoqué une crise économique qui a alimenté un mouvement de contestation et de remise en cause des élites, accusées de corruption. Le Liban sollicite depuis le mois de mai une aide du FMI sur la base d'un plan de sauvetage mis au point par le gouvernement.  

>> À lire : nouvelles violences au Liban entre manifestants et police au 100e jour de la contestation

Pourparlers en suspens 

Le ministre libanais des Finances, Ghazi Wazni, a déclaré la semaine dernière que les pourparlers étaient en suspens dans l'attente de la mise en œuvre des réformes économiques et d'un accord sur les pertes à faire supporter au secteur financier. S'exprimant lors d'une conférence de presse en ligne, Athanasios Arvanitis a souligné que cette pause ne faisait que grever les perspectives économiques du Liban. 

"Nous craignons en outre que les tentatives pour réduire le montant des pertes et pour reporter à plus tard les décisions difficiles ne fassent qu'augmenter le coût de la crise en retardant la reprise", a-t-il déclaré. 

Alain Bifani, directeur général du ministère des Finances et chargé négocier avec le FMI, a démissionné le mois dernier, estimant que des intérêts particuliers étaient en œuvre pour faire échouer le plan du gouvernement. 

Avec Reuters

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine