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Jean Castex dévoile son plan de 100 milliards d'euros pour "reconquérir" la France

Le Premier ministre a présenté le programme de l’exécutif  pour le reste du quinquennat du président Macron, le 15 juillet à l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre a présenté le programme de l’exécutif pour le reste du quinquennat du président Macron, le 15 juillet à l'Assemblée nationale. REUTERS - GONZALO FUENTES
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Dans un discours d'une heure prononcé à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Jean Castex, qui a obtenu une large confiance des députés, a détaillé les grands axes de sa politique pour la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.

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Six-cents jours. C'est le temps imparti au gouvernement de Jean Castex pour mettre en place le plan de relance économique post Covid-19 de la France. Lors de son discours de politique générale, mercredi 15 juillet, le nouveau Premier ministre d'Emmanuel Macron a donné le cap pour la fin du quinquennat, obtenant en soirée la confiance des députés à une large majorité (345 voix sur 577, 177 contre, 43 abstentions).

Face aux députés pour son grand oral, 12 jours après sa prise de fonction, le Premier ministre a affirmé que sa "première ambition, immense" sera de "réconcilier ces France si différentes, les souder ou les ressouder".

Dans cette perspective, il a développé les lignes de force des deux dernières années du quinquennat : emploi, efficacité de l'action publique, souveraineté économique, transition écologique, protection sociale...

Dans un contexte très dégradé, "la lutte contre le chômage et la préservation de l'emploi" seront "la priorité absolue des 18 prochains mois", a-t-il assuré en précisant des mesures évoquées la veille par le président Emmanuel Macron, comme une prime à l'embauche de 4 000 euros par an pour les jeunes, ou des efforts sur la formation.

Reconquérir l'économie et  les territoires

Jean Castex a également esquissé les contours du plan de relance de 100 milliards d'euros, prévu pour la rentrée, qui misera sur la "reconquête économique" et les territoires.

Environ 40 milliards d'euros seront fléchés vers l'industrie, a-t-il indiqué, arguant que la France avait atteint "une niveau de dépendance qui n'est pas raisonnable".

Vingt milliards seront consacrés à la rénovation thermique des bâtiments et les technologies vertes. Et le plan de relance portera "un plan vélo très ambitieux", a-t-il promis, en plaidant pour "une croissance écologique" face à la "décroissance verte".

Le chef du gouvernement a par ailleurs souhaité que les travaux de rénovation urbaine soient lancés dans 300 des 450 quartiers retenus "d'ici la fin 2021".

Le Premier ministre, qui se dépeint en homme des territoires, leur a envoyé des signaux en annonçant que toutes les créations d'emploi de fonctionnaires se feront dans les services départementaux, et non dans les administrations centrales. Et un "droit à la différenciation" sera prochainement consacré dans une loi organique.

La jeunesse est particulièrement ciblée sur le volet social, avec l'annonce de repas à un euro pour les étudiants boursiers dans les restaurants universitaires et la revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire de 100 euros.

Les réformes "nécessaires"

Six milliards seront investis dans le système de santé, a ajouté Jean Castex, qui a signé lundi des accords de revalorisation salariale pour les soignants.

Quant à la réforme des retraites, elle reste "nécessaire" mais il faudra bien distinguer les "mesures financières", a-il martelé.

Enfin, le Premier ministre a insisté sur "le pacte républicain", en soulignant la "préoccupation majeure" du gouvernement de lutter contre l'islamisme radical. Un projet de loi de "lutte contre les séparatismes" doit être présenté à la rentrée.

Jean Castex a également souhaité créer "dans les territoires des juges de proximité" qui seront chargés de réprimer les "incivilités du quotidien", en promettant une "réponse ferme".

Avec AFP

 

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