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Covid-19 en France : l’Aquitaine et la Bretagne sous étroite surveillance

Un site de dépistage des maladies à coronavirus, à Laval, dans le département de la Mayenne, en France, le 15 juillet 2020.
Un site de dépistage des maladies à coronavirus, à Laval, dans le département de la Mayenne, en France, le 15 juillet 2020. © Stéphane Mahé, Reuters
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La propagation du Covid-19 en Nouvelle-Aquitaine, région française jusqu'à présent peu touchée par le virus, connaît une "évolution inquiétante", a indiqué jeudi l'Agence régionale de santé. En Bretagne, malgré une augmentation du taux de reproduction due à la découverte de plusieurs foyers épidémiques, la situation n’est en revanche "pas alarmante".

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La propagation du Covid-19 marque une "évolution inquiétante" en Nouvelle-Aquitaine, région jusqu'ici très épargnée par le virus, met en garde jeudi 16 juillet l'Agence régionale de Santé (ARS), appelant la population à "se ressaisir et appliquer rigoureusement les gestes barrières".

Dans un communiqué, l'ARS Nouvelle-Aquitaine recense dix clusters (au moins trois cas groupés), alors que son précédent point de situation, vendredi, n'en comptabilisait que trois dans cette région qui avait été la moins touchée de France durant le confinement.

Sur ces dix foyers, un seul se trouve dans un Ehpad, en Dordogne ; six, notamment à Bordeaux, Brive ou Châtellerault, sont liés à des "événements privés" comme des fêtes ou des mariages ; et deux dans la Vienne sont issus d'un "réseau familial élargi".

L'ARS insiste sur le respect des gestes barrières

Ces cas sont dus au "manque d'application des gestes barrières", souligne l'ARS, relevant que "la saison propice aux retrouvailles familiales et aux festivités diverses présente un contexte favorable à une reprise active de la circulation du virus en Nouvelle-Aquitaine, région, de surcroît, très touristique".

L'ARS dit également redouter les retours de voyage à l'étranger et le rassemblement de travailleurs saisonniers dans une région très agricole, comme en témoigne un cluster à Parentis-en-Born, dans les Landes.

La Gironde, le département le plus peuplé avec sa capitale Bordeaux, est désormais en "vulnérabilité modérée", écrit l'ARS. Celle-ci relève une "évolution défavorable des indicateurs de santé" établie à partir du nombre de cas positifs, de l'apparition de nouveaux clusters, de la hausse d'activité de SOS médecins et des nouvelles hospitalisations pour des cas de Covid-19. L'ARS pointe également une "baisse des mesures de protection prises par la population".

"Il s'agit là d'un signal d'alerte démontrant que la situation peut évoluer très rapidement [dans ce département]", insiste l'agence.

Hausse du nombre d'admissions en réanimation

Le nombre de personnes admises en réanimation ou soins intensifs dans la région est reparti à la hausse, avec deux personnes supplémentaires depuis le dernier point du 10 juillet (onze au total). Trois nouveaux décès ont également été enregistrés, portant le total à 423 parmi les personnes hospitalisées depuis le début de l'épidémie.

Toutes ces données montrent "qu'il faut se ressaisir et appliquer rigoureusement les mesures barrières. La population doit continuer ses efforts et les établissements, commerces, structures de loisirs ou de tourisme, organisateurs de festivités et collectivités doivent veiller à faire appliquer les recommandations aux personnes fréquentant leur lieu", demande l'ARS.

Au plus fort de l'épidémie ce printemps, la Nouvelle-Aquitaine avait été très épargnée par le virus, au point de devenir une base arrière, ses hôpitaux accueillant des malades venant d'établissements du Grand Est et d'Île-de-France.

Des foyers épidémiques identifiés en Bretagne

En Bretagne, l’inquiétude grandit également alors que le taux de reproduction est actuellement de 2,62, en hausse par rapport aux dernières semaines. "La situation en Bretagne, si elle n'est à ce jour pas alarmante, n'en fait pas moins l'objet d'une grande attention", souligne Santé publique France (SpF). Ce taux, s'il est "un des paramètres importants pour évaluer la dynamique de la transmission du virus" peut aussi "être influencé artificiellement à la hausse si les données utilisées pour son calcul reflètent d'autres facteurs que la transmission du virus dans la population", précise l’agence sanitaire.

"Par exemple, la survenue d'un cluster dans une entreprise peut conduire à des actions de dépistage et un afflux de patients dans un service d'urgence ou dans un laboratoire, faisant augmenter ponctuellement" le taux "sans pour autant qu'il y ait une réelle intensification de la circulation du virus", ajoute SpF. C'est justement le cas pour la Bretagne, où quatre foyers ont été identifiés dans le Finistère et un dans les Côtes-d'Armor, ce qui a "induit un plus grand nombre de dépistage et donc" une augmentation du taux de reproduction, est-il précisé.

"Mais la circulation du virus reste faible en Bretagne avec un taux d'incidence de 2,8 cas pour 100 000 entre le 6 et le 12 juillet (contre 4,3 pour l'ensemble du territoire)", selon la même source.

La Bretagne compte, sur la semaine écoulée, 107 cas dans le Finistère, cinq dans le Morbihan, 44 en Ille-et-Vilaine et 18 dans les Côtes-d'Armor. Le Finistère est le département dont le taux d'incidence est le plus élevé avec 5,4 pour 100 000 habitants, contre 2,6 en Ille-et-Vilaine, 1,9 dans les Côtes-d'Armor, et 0,79 dans le Morbihan.

Avec AFP

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