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Liga : Zidane-Benzema, la "French touch" gagnante du Real Madrid

L'attaquant Karim Benzema et son entraîneur Zinedine Zidane ont été salué par la presse espagnole au lendemain du sacre du Real Madrid.
L'attaquant Karim Benzema et son entraîneur Zinedine Zidane ont été salué par la presse espagnole au lendemain du sacre du Real Madrid. © Javier Soriano, AFP (archives)
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Le Real Madrid a remporté jeudi son 34e titre de champion d'Espagne, en détrônant au passage son rival barcelonais. Un succès rendu possible notamment grâce à l'apport des Français Zinedine Zidane et Karim Benzema, déterminants tout au long de la saison, l'un depuis son banc d’entraîneur, l'autre à la pointe de l'attaque des Merengue.

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Le 34e titre de champion d'Espagne remporté par le Real Madrid, jeudi 16 juillet, au terme de la 37e journée de la Liga, a une certaine saveur bleu-blanc-rouge. Que ce soit son entraîneur, Zinedine Zidane, déterminant sur son banc, ou son buteur Karim Benzema, plus que jamais décisif devant le but, les supporteurs des Merengue savent qu'ils doivent énormément aux deux Français, tout au long d'une saison bouleversée par le coronavirus.

Sans surprise, la presse espagnole s'est inclinée, vendredi, pour saluer les deux principaux architectes du titre de champion, remporté au détriment du FC Barcelone, le rival historique des Madrilènes. 

Plusieurs d'entre eux ont choisi une photo de l'entraîneur porté en triomphe par ses joueurs, pour illustrer leurs unes. "Zidane a gagné, comme toujours", écrit le quotidien Marca dans un éditorial dithyrambique. "Les mérites du Français ont été nombreux (...). Il a décroché cette Liga sans Cristiano (Ronaldo), le plus grand gagnant, sans avoir du grand Hazard, sans Jovic le buteur prometteur nouvellement recruté. Il a gagné avec un seul milieu défensif. Il a gagné avec les vieux rockers, que beaucoup ont enterré trop tôt. (...) Zidane a gagné, ce pour quoi il était revenu."

De son côté, le quotidien sportif AS a mis en avant l'impact de Karim Benzema, en titrant sur son site Internet "La Liga de Benzema" ("Le championnat de Benzema"). "Avec ses exceptionnelles performances, Karim s'est mué en leader offensif dans un titre décroché par le Real, après tant d'années dans un rôle secondaire derrière [Cristiano] Ronaldo", est-il écrit au sujet de l'international français longtemps resté dans l'ombre du Portugais, parti il y a deux ans à la Juventus Turin.

Ces louanges sont amplement méritées tant le Real Madrid revient de loin. La Maison blanche a été ressuscitée par Zinedine Zidane, rappelé en pleine année sabbatique, en mars 2019, au chevet d'un club en perdition. Alors qu'il était idolâtré dans la capitale espagnole, en tant qu'ancien joueur et entraîneur, il était parti neuf mois plus tôt sur un troisième titre de champion d'Europe consécutif estimant ne plus se sentir capable de continuer l'aventure avec un effectif vieillissant et en bout de course.

"Chaque fois qu'il vient, ce qu'il touche se transforme en or"

Après quelques mois d'ajustements, les sceptiques qui espéraient voir le technicien français, privé des exploits de Cristiano Ronaldo, échouer et rentrer dans le rang ont cessé de persifler. Zinedine Zidane est même devenu intouchable notamment depuis la reprise de la saison, qui a vu les Madrilènes enchaîner dix victoires d'affilée, alors qu'avant le confinement, leur rival catalan comptait deux points d'avance sur eux.

Solides collectivement et défensivement, incisifs offensivement, les Madrilènes ont parfaitement négocié leur retour à la compétition. Une opération commando menée d'une main de maître par "Zizou", qui aura une nouvelle fois démontré ses qualités de meneur d'hommes en mobilisant l'ensemble de son effectif alors que le vestiaire était au bord de l'implosion un an auparavant.

"Je pense que Zidane est une bénédiction du ciel. J'espère qu'il sera avec nous encore longtemps", a souligné après le sacre Florentino Perez, le président du Real. 

"Zidane est la clé. Nous croyons en lui et en son travail. Chaque fois qu'il vient, ce qu'il touche se transforme en or, a renchérit son capitaine, Sergio Ramos. Il est unique."

Unique comme son palmarès madrilène qui compte désormais 11 titres en tant qu'entraîneur (3 Ligues des champions, 2 Ligas, 2 Supercoupes d'Espagne, 2 Supercoupes d'Europe et 2 Coupes du monde des clubs).

Benzema, Ballon d'or ?

Question palmarès, celui de Karim Benzema au Real Madrid n'a pas grand-chose à lui envier (17 titres, dont 4 Ligues des champions et 3 Liga). L'ancien attaquant de l'OL, toujours indésirable chez les Bleus version Didier Dechamps, a survolé la saison au point de rivaliser avec Lionel Messi dans la course au classement des buteurs (23 unités pour l'Argentin contre 21 pour le Français). 

Précis, complet, collectif et technique, il s'est montré fidèle à lui-même à la pointe de l'attaque et brillé tout au long de la saison en l'absence d'Eden Hazard, la recrue phare de l'été dernier, qui a manqué la moitié des matchs pour cause de blessure. Fort de ses onze ans d'expérience au club, Karim Benzema a également tenu son rôle de cadre et de leader aux côtés du taulier Sergio Ramos en haranguant ses coéquipiers en cas de baisse de régime.  

"Il devrait être Ballon d'or. Je n'ai vu aucun autre joueur meilleur que lui cette saison", a plaidé le président madrilène, très élogieux après le 34e sacre du club.   

Pour de nombreux observateurs, Karim Benzema, désormais au sommet de son art à 32 ans, a signé la meilleure saison de sa carrière au sein du club le plus titré au monde (13 Ligues des champions).

Justement, il ne reste plus au cinquième meilleur buteur de l'histoire du Real Madrid, qualifié de "génie" par son entraîneur, qu'à briller en C1 pour clore une saison déjà bien remplie. Que ce soit pour lui ou Zinedine Zidane, le 8e de finale retour face à Manchester City, disputé le 7 août, est une nouvelle occasion de frapper un grand coup à l'échelle continentale et de faire oublier une campagne européenne sans relief. Défait à domicile à l'aller (1-2), le Real doit se surpasser pour éliminer les hommes de Pep Guardiola. Un éventuel succès permettra aux deux Français d'entrer encore un peu plus dans l'histoire des Merengue, où ils ont déjà toute leur place.

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